Témoignages sous-types

Le livre La Clé de l’Ennéagramme : les sous-types ressort en mars dans une nouvelle édition

Parmi les compléments à la première édition, de nombreux témoignages sur le thème : « Se transformer avec les sous-types ». Ils proviennent de nombreux participants qui considèrent que les sous-types sont une formidable clé d’élargissement de la conscience et de  transformation de l’être. Voici trois extraits de ces témoignages :

Témoignages de Dominique, 44 ans, psychothérapeute, type Deux sous-type  social?

La découverte de mon sous-type s’est avérée aussi fondamentale que celle de mon type. Ce n’est pas rien de découvrir le levier qui régit instinctivement vos centres d’intérêt et vos manières de fuir chaque fois que vous êtes dans l’inconfort !En ce qui me concerne, quand je vais mal, je ne sais pas rester seule pour me confronter à mon mal être. Je ne sais pas plus aller vers un tête-à-tête pour évoquer mon mal être avec un autre et prendre le risque de le perdre. Je choisis plutôt de m’enflammer pour des grandes causes qui me distraient de moi-même et m’éloignent de mes vrais besoins.Depuis la découverte de mon sous-type, ma vie a changé. Au lieu de fuir dans le champ social, je m’oblige à demeurer dans le monde de la  survie. Cela m’aide à me confronter à mes émotions, à mettre des mots sur mes besoins physiques et psychologiques, et à apprendre à y répondre de manière juste. Par ailleurs, choisir de ne pas fuir le tête-à-tête quand je ne vais pas bien m’a fait découvrir que l’autre peut m’accepter et m’aimer même quand je n’ai rien d’autre à offrir que ma vulnérabilité.

Finalement, les champs de la survie et du tête-à-tête sont les vrais lieux de ma transformation ! Cette découverte de mon sous-type m’a également permis de pouvoir admirer les personnes de sous-type survie comme ayant des ressources qui me font défaut au lieu de les trouver simplement terre à terre et matérialistes. Avec mes amis en tête-à-tête, je peux aujourd’hui apprécier et demeurer dans l’intensité  de ce  lien, sans avoir la tentation de fuir par peur d’être abandonnée ou rejetée.

Bien sûr, on ne change pas de sous-type dominant et, pour ma part, je reste avec cette dominante sociale, mais elle est devenue moins réactionnelle et plus flexible. Je suis bien moins engagée socialement et la réussite de ceux avec qui je m’engage n’est plus obligatoire. Je prends maintenant plaisir à investir les deux autres champs comme, par exemple : apprécier de rendre ma maison confortable , remplir le frigidaire, aménager un endroit confortable où j’aime me retrouver pour lire, écouter de la musique  ou méditer seule.

Témoignages de Lynda, 39 ans, Formatrice, type Trois, sous-type tête-à-tête

La découverte de mon sous-type a été une véritable révélation pour moi. Il a illustré ma base  et mis de la lumière sur mes fonctionnements automatiques récurrents. Cette découverte, un peu douloureuse au départ, est devenue avec le temps source de joie car, en devenant capable de repérer mes automatismes plus souvent, je peux choisir d’autres comportements plus appropriés et donc plus paisibles.

En travaillant sur les sous types, je peux tenter de rééquilibrer le temps, l’énergie et l’attention que je passe sur chacun de ces trois territoires pour une vie plus juste pour moi et pour les autres .

J’ai commencé à développer le champ de la survie. Il s’agit d’être plus douce avec moi-même, d’être davantage à l’écoute de mon corps, de mes émotions et ce, dans un rythme adapté (en tous cas plus lent que mon tempo de Trois survitaminé). Pour cela, je pratique le Tai-Chi : l’ici et maintenant devient plus présent et m’entraîne non seulement à ralentir le rythme, mais aussi à rechercher plus d’authenticité dans mes mouvements, dans mes appuis, dans mes ressentis. J’apprends aussi à modérer mes ardeurs. Cette pratique régulière m’amène aussi à prendre de la distance par rapport à l’action. Je sais que je suis du genre à avoir « trois métros d’avance ». J’ai également appris avec étonnement que les choses se font souvent lorsque le moment est venu et pas obligatoirement en passant par moi. Assez reposant, comme constat ! Je parviens progressivement à renoncer à ma compulsion de démarrage à 100 à l’heure pour faire davantage confiance à mon intuition et à me laisser guider par ce qui semble juste, en termes d’action ou de non action.

Pour calmer les ardeurs de ma dominante tête-à-tête, j’essaie de me poser la question :  Quel rôle es-tu en train de jouer ?  Il s’agit de déceler celui que propose en premier  mon « pilote automatique », celui qui va m’amener à dépenser une énergie considérable non justifiée pour rechercher amour et reconnaissance. Quand je ressens que mon action s’enclenche compulsivement, j’appuie sur « Pause » et je respire. Je deviens alors consciente que cette dépense d’énergie n’a pas de sens à ce moment. Je peux alors choisir l’inconfort : attendre que passe ce besoin instinctif et rechercher la juste posture, plus authentique, plus en phase avec ce que je souhaite profondément, moins dans l’image.

Quant au champ social, je l’ai longtemps négligé, ne voyant que son coté futile. En fait, là encore, j’étais en fuite de situations inconfortables où mon image n’allait pas pouvoir briller dans de bonnes conditions dans un domaine que je ne maîtrisais pas. Aujourd’hui, je le développe en mettant les uns en relation avec les autres ou en m’investissant dans le secteur associatif. Ce travail  m’oblige à me centrer, à ne pas vouloir jouer un rôle spécifique avec chacun.

ne affaire de conscience. Alors, tout devient facile. Dans mes relations en tête-à-tête, j’ose être ce que je suis, tout en tâchant de respecter la distance dont l’autre a besoin. Le champ de la survie m’aide à m’ancrer dans le réel en me centrant sur le moment présent, sans m’y surinvestir. Dans le monde social, je parviens progressivement à m’aventurer en terre étrangère, source d’inconfort et de frustration, qui me permet néanmoins de m’ouvrir à une autre dimension. Je n’y suis pas encore, mais je sais que la beauté est dans le chemin et l’harmonie dans le désir. De plus, j’ai aujourd’hui un but : l’équilibre des trois sous-types, et ce but fait ma joie : je suis en route vers un juste positionnement, une juste place.

Témoignage d’Antoine, 38 ans, Ingénieur, type Cinq, sous-type social

Sans la découverte de mon sous-type, je n’aurais jamais trouvé mon type. À mon sens, la plupart des descriptions du type Cinq dans les livres n’évoquent que les Cinq en sous-type survie. En caricaturant à peine, on les décrit comme des ermites vivant au fond des bois, n’ayant besoin de rien, passant leurs journées à lire, des misanthropes minimalistes reclus. Pour ma part, j’aime les gens, je me considère même comme sensible et réellement intéressé par ce qu’ils ont à dire. Dans mon travail, je me sens même compétent dans tout ce qui touche au management : orienter les uns, proposer des parcours de formation aux autres, rassembler un petit groupe pour réfléchir ensemble, je suis même sensible aux événements qui marquent la vie de l’entreprise. Allez retrouver le type Cinq dans tout cela ? En fait, il y a le double besoin des autres et l’inquiétude d’être envahi par des demandes ou des exigences sans intérêt pour moi à ce moment là. Je peux avoir de multiples contacts humains dans une même journée, sans problème. Mais je tiens quand même à rester en contrôle de qui je rencontre, quand et pourquoi. Ce que je souhaite, c’est que les contacts ne durent que le juste temps de se dire l’essentiel ou tout ce qui est à dire, mais pas plus. Il y a un moment où, soit on entre dans le superflu, soit le contact humain n’est plus ajusté.  En revanche, si le propos consiste à faire la fête parce que c’est une soirée festive, pas de souci, je suis même capable de me transformer en boute-en-train de la soirée pour accentuer encore le côté festif.  J’ai beaucoup d’amis, de relations, je sors beaucoup mais, dans certaines circonstances, mon côté distant de mon type Cinq se cumule avec mon côté distant de mon sous-type.

La découverte de mon sous-type m’a donc permis de trouver mon type dominant et la conjonction du type et du sous-type m’a éclairé sur mon fonctionnement ambivalent. J’aime les autres et j’ai besoin de temps pour moi, pour m’isoler. Cette découverte a été pacifiante. J’ai toujours du mal à m’impliquer davantage dans les autres domaines de la survie et du tête-à-tête, mais je sais qu’ils sont constructifs pour mon développement. Par ailleurs, j’ai un nouveau regard sur les représentants des autres champs. Je ne regarde plus les personnes de sous-type survie avec condescendance, comme cela a pu être le cas dans le passé. Je suis même assez admiratif de leur capacité à s’incarner pleinement dans les petites choses du quotidien. Il m’arrive maintenant  de regarder travailler un jardinier et de l’envier, d’une certaine façon. Au final, je suis clairement plus en paix avec moi-même et avec les autres.

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