Le mystère Henri Pick : Profil Six

Le mystère Henri Pick

de Rémi Bezançon,
avec Fabrice Lucchini et Camille Cottin
L’histoire
Dans une étrange bibliothèque au cœur de la Bretagne, une jeune éditrice découvre un manuscrit qu’elle décide aussitôt de publier. Le roman devient un best-seller, mais son auteur, Henri Pick, un pizzaïolo breton décédé deux ans plus tôt, n’aurait selon sa veuve jamais écrit autre chose que ses listes de courses.  Dans le doute, un célèbre critique littéraire décide de mener l’enquête.
La dynamique du doute
Le Six est passionné par la ligne de front entre la sécurité et l’insécurité. Traditionnellement, l’Ennéagramme qualifie de phobiques ceux qui penchent davantage du côté de la sécurité, et de contre-phobiques ceux qui préfèrent braver le danger. Dans leur vie, ils alternent entre bonhomie chaleureuse et chardon piquant, entre imiter les risques ou jouer tapis en risquant tout. Souvent, ils ne peuvent expliquer eux-mêmes pourquoi la balance a penché de tel ou tel côté à un instant donné.
Fabrice Lucchini va incarner avec bonheur cet éloge du doute. Il est à la fois le casse-pieds qui pose les questions qui fâchent et l’enquêteur sympathique dans sa recherche de la vérité. En français, le doute a plutôt une connotation négative. Le film prend cette croyance à rebrousse-poil et présente le doute comme une dynamique motrice. Le commun des mortels aurait baissé les bras, comme la plupart des protagonistes de ce film, mais pas le Six, qui ne peut plus dormir tant que l’énigme demeure. Le mystère doit être résolu, un point, c’est tout. Tel un fox-terrier en chasse, le Six investigue, questionne, flaire, débroussaille, bouscule, avance, suit la piste en ne lâchant rien. Ce n’est pas une quête pour établir la vérité, c’est une quête de clarification,  comme si toute énigme non résolue augmentait l’incertitude du monde et qu’en résoudre une contribuerait à davantage de douceur de vivre. Cette recherche de la solution anime le Six au point qu’il en a les yeux qui brillent et le sourire aux lèvres.
Fabrice Lucchini joue juste, Camille Cottin est étonnante dans un rôle plus doux que ceux qu’elle incarne généralement, le tempo est assez rapide pour, au final, un ensemble assez jubilatoire.
Bon film !
PS Le sous-type est plus délicat à discerner. Il y a peut-être un décalage entre le sous-type de l’acteur et le sous-type de son personnage, plutôt social.

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