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	<title>CEE - Centre d&#039;Etudes de l&#039;Ennéagramme &#187; Analyses de films</title>
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	<description>Le CEE est un centre reconnu et expérimenté de formation qui propose un programme certifiant à l’ennéagramme, des stages de coaching, de développement personnel, de formations RH ainsi que des interventions en entreprise</description>
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		<title>L&#8217;Ennéagramme : mieux comprendre nos conditionnements</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Jul 2010 11:02:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Un film décalé pour ceux qui s’intéressent à l’Ennéagramme : la personnalité est-elle innée ou acquise ? Comment s’engramment les conditionnements de l’enfance ? Sommes-nous porteurs de schémas parentaux et/ou certains événements de l’enfance ont-ils été les déclencheurs de nos croyances, déterminant notre profil ? Si vous vous intéressez à la construction de la personnalité, vous ne devriez pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1304" title="film mon oncle d'amérique" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/film-mon-oncle-damerique-150x150.jpg" alt="film mon oncle d'amérique" width="150" height="150" />Un film décalé pour ceux qui s’intéressent à l’Ennéagramme : la personnalité est-elle innée ou acquise ? Comment s’engramment les conditionnements de l’enfance ? Sommes-nous porteurs de schémas parentaux et/ou certains événements de l’enfance ont-ils été les déclencheurs de nos croyances, déterminant notre profil ? Si vous vous intéressez à la construction de la personnalité, vous ne devriez pas demeurer insensible à ce film.</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Mon Oncle d’Amérique, 1980, </strong>d’Alain Resnais, avec Gérard Depardieu, Nicole Garcia, Roger Pierre, Pierre Arditi.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Né en 1924, le Professeur Henri Laborit a beaucoup travaillé sur les réactions de l’organisme aux agressions. De renommée mondiale, il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la biologie du comportement. Ce film propose la synthèse de ses travaux sur le conditionnement, les trois étages du cerveau, les pulsions…</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>L’histoire</strong></p>
<p>Trois destinées, celles d&#8217;un journaliste, d&#8217;un fils d&#8217;agriculteur et celle d&#8217;une fille d&#8217;ouvrier devenue styliste, s&#8217;entrecroisent en contrepoint des théories formulées depuis son laboratoire par le professeur Laborit, biologiste et analyste des comportements des hommes vivant en société.</p>
<p>Au fur et à mesure que les trois branches de l&#8217;histoire se développent, les interventions &laquo;&nbsp;hors texte&nbsp;&raquo; d’Henri Laborit nous renseignent sur certaines lois du comportement humain fondées sur l&#8217;étude du cerveau et de la physiologie animale en général. Ces théories, clairement exposées, soutiennent que les actes qu&#8217;accomplit l&#8217;individu sont déterminés par le conditionnement de la petite enfance. Chacun réagit selon des pulsions de type primaire : la lutte avec le rival ou la fuite devant l&#8217;ennemi, selon le cas. Lorsque le sujet est incapable de choisir entre l&#8217;affrontement et la dérobade, il se produit le phénomène d&#8217;inhibition.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Plus de détails sur le film :</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><a href="http://www.cineclubdecaen.com/realisat/resnais/mononcledamerique.htm">http://www.cineclubdecaen.com/realisat/resnais/mononcledamerique.htm</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>http://www.philo5.com/Mes%20lectures/Laborit,%20Mon%20oncle%20d&#8217;Amerique.htm</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>L’intérêt</strong></p>
<p>D’une part, c’est un « vrai » film. Avec de jeunes acteurs, encore inconnus qui jouent plus vrais que nature. D’autre part, c’est une leçon sur la personnalité par un chercheur mondialement connu, qui utilise le film et son histoire comme trame pédagogique. Mais plus encore, le tour de force cinématographique, c’est l’implication du spectateur. Ce n’est pas comme d’habitude. On ne peut pas faire que regarder. Le sujet est puissant, il nous concerne tous. Les mots simples nous touchent, réveillent une curiosité naturelle sur les raisons qui ont fait que nous sommes devenus ce que nous sommes. Par ailleurs, on est très décalé par rapport aux débats existentialistes ou spirituels ; le discours, ici, est scientifique, même s’il est respectueux de la fragilité de l’Homme. Progressivement, on est d’abord interloqués, puis concernés et finalement fascinés par cette présentation de nos conditionnements. Et, même si l’on avait déjà lu quelque chose sur les trois étages du cerveau, je doute que la présentation en ait été aussi  simple et aussi concrète sur leurs implications dans notre vie quotidienne. Je pense que tous ceux qui s’intéressent à la personnalité seront d’accord pour dire que non seulement Mon Oncle d’Amérique est un film fort, mais qu’il est un film majeur.  En termes d’ennéagramme, je pense que votre façon d’appréhender tant le type que pour le sous-type ne sera plus jamais la même. Bon film !<strong> </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le type Ennéagramme Sept sous-type social</title>
		<link>http://www.cee-enneagramme.eu/2010/05/le-type-enneagramme-sept-sous-type-social/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 May 2010 14:54:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Le profil Ennéagramme Sept sous-type social au travers du film

La guerre selon Charlie Wilson, de Mike Nichols, 2008, avec Tom Hanks, Julia Roberts, Philip Seymour Hoffman
L’histoire
Basé sur une histoire vraie, le film débute par un  discours de félicitations adressé à Charlie Wilson, député de la deuxième circonscription du Texas : « La défaite et le démantèlement de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_1127" class="wp-caption alignleft" style="width: 154px"><img class="size-full wp-image-1127 " title="enneagramme-film-Charlie-Wilson" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/CharlieWilson1.jpg" alt="enneagramme-film-Charlie-Wilson" width="144" height="192" /><p class="wp-caption-text">enneagramme-film-Charlie-Wilson</p></div>
<p>Le profil Ennéagramme Sept sous-type social <span style="font-weight: normal;">au travers du film</span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>La guerre selon Charlie Wilson, </strong>de Mike Nichols, 2008, avec Tom Hanks, Julia Roberts, Philip Seymour Hoffman</p>
<p><strong>L’histoire</strong></p>
<p>Basé sur une histoire vraie, le film débute par un  discours de félicitations adressé à Charlie Wilson, député de la deuxième circonscription du Texas : « La défaite et le démantèlement de l’Union soviétique, avec la chute du mur de Berlin comme point d’orgue, constitue un événement majeur de l’Histoire. Cette bataille a compté nombre de héros, mais c’est à Charlie Wilson que doit revenir cette distinction exceptionnelle. Il y a treize ans à peine, l’Union soviétique paraissait invincible, mais Charlie, envers et contre tout, a porté le coup fatal à l’Union soviétique. Sans Charlie, l’Histoire eut été profondément et douloureusement différente. »</p>
<p>Retour en arrière : en avril 1980, Charlie entend un reportage sur l’Afghanistan. Le reporter déclare que l’Amérique semble s’être endormie et que, si l’Afghanistan tombe et que les russes atteignent le Golfe et ses champs prétrolifères, ce sera bientôt au tour des États unis d’Amérique de tomber…</p>
<p>La route de Charlie va croiser deux personnages truculents :</p>
<p>Joan Herring, profil Ennéagramme Huit social, riche héritière du Texas, qui a décidé de faire changer les choses en Afghanistan ; et un agent de la CIA, Gus, profil Ennéagramme Huit survie, qui a envie d’en découdre avec les soviétiques.</p>
<p>À eux trois, ils vont faire voter en quelques années plusieurs milliards de dollars de fonds secrets au Congrès américain, afin que les résistants afghans disposent du matériel approprié pour chasser l’armée soviétique de leur pays.</p>
<p><strong>Le profil Ennéagramme Sept : </strong></p>
<p>Il y a du chez Charlie un côté immature, en tous cas un peu léger. Il se définit comme « coureur de jupons et  buveur de whisky. » Il est député, mais profiter de la vie semble être plus important que d’être pris au sérieux. Ses secrétaires, toutes jeunes et jolies, contribuent à son image de dandy. Insouciant, il se laisse embringuer dans une soirée lascive dans un jacuzzi avec des call girls et un soi-disant réalisateur peu recommandable… Virevoltant, léger, pas formaliste pour deux sous, il traite plusieurs dossiers en même temps à la vitesse du vent. En bon profil ennéagramme Sept, il est membres de <strong>plusieurs </strong>commissions « à l’intersection du département d’État, du Pentagone et de la CIA. »</p>
<p><strong>Le sous-type social :</strong></p>
<p>Au delà du personnage de Charlie Wilson, c’est l’ensemble du film qui est social. Le social fonctionne par relations, par réseaux :</p>
<ul>
<li>« J’ai un ami qui a fait un film formidable sur la nécessité pour les américains d’aider les afghans… et je projette le film chez moi, à Houston, pour récolter des fonds… » (Toute la jet-set du Texas est présente).</li>
<li>« Je t’ai organisé un rendez-vous avec le Président pakistanais… et un autre en Israël avec… »</li>
<li>« Un grand nombre de vos collègues ont quelque chose à vous renvoyer ».</li>
<li>En clair, le social fonctionne pas mal sur le troc de services rendus. Exemple: Charlie accepte de faire partie d’un comité d’éthique et, en retour, demande à siéger au conseil du centre culturel Kennedy : «  Je voudrais en faire partie, les femmes adorent qu’on les y invite et je n’ai pas les moyens… » Une fois convaincu, Charlie s’engage, il fait jouer ses relations « qui ont un renvoi d’ascenseur » à lui accorder. Il joue sur la réélection des uns, sur la fibre patriotique des autres. Une des clés de l’histoire se joue lorsqu’il convainc le Président de la sous-commission du budget pour qu’il mette à son tour les autres membres de leur côté, et hop, quarante millions de dollars de fonds secrets sont attribués aux rebelles afghans. On voit bien comment, au sein d’un comité ou dans une réunion, le sous-type social est particulièrement armé pour faire valoir son point de vue. Si le charisme est souvent relié au sous-type en tête-à-tête, le social, lui, possède souvent une facilité oratoire en public, parfois un peu exaltée.</li>
</ul>
<p>De plus, le sous-type social maîtrise bien les alliances, les enjeux politiques ; il y a une certaine « intuition sociale » qui ressemble à « l’intuition Ennéagramme type Six » : prévoir les conséquences de chaque mouvement. « Je suis un des amis d’Israël au Congrès, ce sont à des donateurs juifs auxquels je dois mon siège de député et je ne sais pas ce qu’ils vont penser si je me met à épouser la cause musulmane. » Comme un joueur de billard qui, avant de jouer, est doué évaluer l’effet de son mouvement sur l’ensemble des autres boules.</p>
<p><strong>Apprentissage Ennéagramme :</strong></p>
<ul>
<li>Je n’aurais jamais cru utiliser un jour un film sur la guerre pour illustrer l’ennéagramme, mais celui-ci illustre si bien le sous-type social, que j’ai fini par le choisir. Heureusement, le sujet est abordé au deuxième degré, avec un humour décalé qui donne une forme de légèreté à un sujet absolument effroyable.</li>
<li> Le contraste est désopilant entre les deux second rôles  de profil Huit assez caricaturaux, l’un social : Joan Herring, l’autre survie Gus, de la CIA.</li>
<li>Dans ce film, on évoque les grands de ce monde : des présidents de pays et la politique internationale. Un ami me demandait récemment : « Mais je ne vois toujours pas à quoi peut ressembler un sous-type social, dans un quartier défavorisé ? » En fait, c’est la même chose : il connaît les personnes qui comptent dans la communauté, il échange des petits services, il se fait inviter dans les anniversaires « prestigieux », il connaît les habitudes des autres quartiers, leurs coutumes. Une des clés de sa réussite, de son ascension sociale, c’est le réseau : être en lien avec ceux qui ont le pouvoir, connaître la bonne personne au bon moment afin de pouvoir rendre service à quelqu’un.</li>
</ul>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Alternative possible</strong> : même si Tom Hanks est un de mes acteurs préférés, je trouve qu’il ya une certaine dissonance entre son type réel et celui qu’il incarne dans ce film. Aussi bien qu’il joue, il lui manque une certaine légèreté, une vivacité pour incarner ce rôle de profil Ennéagramme Sept. Sa qualité de présence ferait plutôt penser au type ennéagramme Neuf. Nous atteignons ici la limite de l’exercice de choisir des rôles pour incarner les profils ennéagramme : parfois le type de l’acteur et le type de son rôle ne coïncident pas pleinement.</p>
<p><strong>Conclusion </strong>: histoire vraie qui couvre des événements historiques qui nous concernent encore aujourd’hui, acteurs au mieux de leur forme, humour décalé, bonne leçon sur le sous-type social : autant de bonnes raisons de regarder ce film…</p>
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		<item>
		<title>Le profil Ennéagramme Trois sous-type survie</title>
		<link>http://www.cee-enneagramme.eu/2010/04/le-profil-enneagramme-trois-sous-type-survie/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Apr 2010 12:52:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[au travers du film La Faille, de Gregory Hob Lit, 2007, avec Anthony Hopkins et Ryan Gosling
L’histoire
Lorsque Ted Crawford découvre que sa jeune épouse le trompe, il décide de la tuer&#8230;
Quand la police arrive sur les lieux du drame, il avoue immédiatement&#8230;
Willy Beachum, le procureur adjoint, sur le point d&#8217;intégrer un prestigieux cabinet d&#8217;avocats, se voit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1060" title="Lafaille" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/Lafaille.jpg" alt="Lafaille" width="144" height="192" />au travers du film <strong>La Faille, </strong>de Gregory Hob Lit, 2007, avec Anthony Hopkins et Ryan Gosling</p>
<p><strong>L’histoire</strong></p>
<p>Lorsque Ted Crawford découvre que sa jeune épouse le trompe, il décide de la tuer&#8230;</p>
<p>Quand la police arrive sur les lieux du drame, il avoue immédiatement&#8230;</p>
<p>Willy Beachum, le procureur adjoint, sur le point d&#8217;intégrer un prestigieux cabinet d&#8217;avocats, se voit confier l’affaire. Au premier abord, tout semble simple mais, progressivement, rien ne se passe comme prévu. L’affaire va tourner à la confrontation psychologique entre deux hommes qui ont tous les deux envie de gagner&#8230;Entre mensonges et ambition, entre faux-semblants et orgueil, l&#8217;affrontement va aller bien au-delà de ce que chacun avait prévu&#8230;</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le profil ennéagramme Trois</strong></p>
<p>Le jeune procureur a nombre des caractéristiques du profil ennéagramme Trois. Efficace, il est fier de ses performances. Mieux encore, il aime pouvoir les évaluer : &laquo;&nbsp;97% d’affaires résolues ! &nbsp;&raquo; Ambitieux, il déteste perdre. Il aime aller vite : « Il va vous falloir étudier huit mois de dépositions en quinze jours. » « Pas de problème ! » Son dernier succès repose typiquement sur le côté « Tromperie » du Trois. Il a laissé un adversaire croire qu’il allait accepter un arrangement et bâcler une affaire pour, au final, mieux le duper et le vaincre. « Je n’ai pas été très honnête sur ce coup là » reconnaît-il. Par vanité, il va commettre l’erreur de prendre à la légère le dossier de l’homicide. En tous cas, il va oublier de mettre en œuvre ses flèches. En passant au point Six, il aurait pu se poser de bonnes questions et se demander s’il ne lui manquait pas certaines informations, être plus vigilant ; en passant au point Neuf, il aurait pu laisser cette affaire se dérouler à son juste rythme, au lieu d’accepter le tempo accéléré proposé par son adversaire. C’est un des travers classiques du profil ennéagramme Trois. Pour aller droit au but le plus vite possible, il faut rester centré sur l’objectif et foncer. L’ennui, c’est que, comme va lui faire remarquer son supérieur : « Vous avez été arrogant, vous ne vous êtes pas assez préparé, vous avez manqué de rigueur. » Son profil est tellement évident, que son adversaire va s’appuyer dessus : « Quand on y regarde de près, on a tous un point faible, au risque de produire une faille, tôt ou tard… La vôtre, je l’ai déjà trouvée : vous êtes un battant, Willy. »</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>Le sous-type survie :</strong></p>
<p>La réussite matérielle est un défi. Et elle est urgente. Dans ce film, Willy a beaucoup travaillé, s’est endetté et maintenant, il veut concrétiser cette masse d’efforts. Son nouvel emploi va, enfin, le sécuriser matériellement. « Votre esprit n’est  concentré que sur votre augmentation de salaire » lui dit son supérieur. La remarque est rude, mais la sécurité qu’apporte l’argent est souvent essentielle pour les sous-types survie. En ce qui concerne la base ennéagramme  Trois, on est moins dans l’image que pour les sous-types tête-à-tête ou social. Paradoxalement, le prestige des marques matérielles va néanmoins compter : la marque de leur voiture va leur montrer quotidiennement soit leur réussite, soit leur manque de réussite.</p>
<p><strong>Apprentissage Ennéagramme : Considérable !</strong></p>
<p>La transformation de Willy est très représentative de l’évolution du profil ennéagramme Trois. À l’instant charnière du film, il va avoir le choix entre bidouiller, fabriquer une fausse preuve ou assumer la vérité. L’intéressant de ce passage, c’est qu’il met en scène la tension qui monte en chacun de nous lorsque la passion du type se mêle à l’inquiétude archaïque du sous-type pour nous pousser à réagir compulsivement. Et, un jour, la vie nous offre un événement charnière qui nous permet de dire « Stop ! » Au paroxysme de la tension, Willy va résister, préférer accepter la vérité réelle plutôt que d’arranger une vérité virtuelle. Assumer l’échec plutôt que de fuir dans un jeu de rôle. Être authentique dans sa tristesse, dans le sentiment de ne plus rien valoir, plutôt que de poursuivre sa course effrénée vers le succès. Renoncer à trouver un truc pour sauver la face, faire le deuil de la croyance que « Si je veux, je peux tout. » Passé le deuil, le Trois gagne alors en humanité, élargit son regard sur l’autre, accueille la vie au lieu de vouloir courir le plus vite possible pour accomplir le maximum de choses. Il va alors décider de mettre son énergie au profit du bien-être des autres plutôt que de rester focalisé sur sa petite personne. « Vous devriez vous occuper un peu de vous » lui dit-on. Sauf que Willy n&#8217;a plus envie de son comportement narcissique, il a évolué :  « Non, ça, c’est ce que je faisais avant… »</p>
<p>Le choix de Willy nous montre le chemin de la transformation. Au moment où la tension intérieure nous pousse à réagir dans nos automatismes, comment faire pour trouver la force de résister, pour apprivoiser cette tension, pour lui donner le temps de retomber ? Chaque jour, la vie nous donne plusieurs de ces instants de résistance possible à nos automatismes. L’ennéagramme permet à chacun de nommer assez rapidement son travers principal. La force du sous-type, c’est de définir sa réalité : déceler les formes que prend le type dans le quotidien. Une bonne connaissance du sous-type permet alors d’anticiper ces moments où la tension va monter. C’est peut-être la plus grande richesse de ce film : prendre conscience que la tension intérieure est la manifestation de notre réactivité à venir. Helen Palmer estime que devenir conscient de cette tension est le premier pas sur le chemin de la transformation. Ce film semble en être la démonstration. Bon film !</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le profil Ennéagramme Deux sous-type survie</title>
		<link>http://www.cee-enneagramme.eu/2010/03/le-profil-enneagramme-deux-sous-type-survie/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 10:07:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[au travers du film
Mon Meilleur Ami, de Patrice Leconte, 2006, avec Dany Boon et Daniel Auteuil
L’histoire
Un soir, un marchand d’art, François Costes (Daniel Auteuil) est pris à parti par ses amis et accusé de « ne faire jamais attention à personne ; de se foutre complètement de la vie des autres ; de ne pas avoir d’amis puisqu’il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-973" title="Paff1382887159" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/Paff13828871591.jpg" alt="Paff1382887159" width="150" height="200" />au travers du film</p>
<p><strong>Mon Meilleur Ami, </strong>de Patrice Leconte, 2006, avec Dany Boon et Daniel Auteuil</p>
<p><strong>L’histoire</strong></p>
<p>Un soir, un marchand d’art, François Costes (Daniel Auteuil) est pris à parti par ses amis et accusé de « ne faire jamais attention à personne ; de se foutre complètement de la vie des autres ; de ne pas avoir d’amis puisqu’il n’y a que les objets qui comptent pour lui… ». Cette conversation débouche sur un pari : il a dix jours pour prouver qu’il a un meilleur ami. Il se lance alors dans un casting pour finalement jeter son dévolu sur un chauffeur de taxi.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le type Deux</strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Bruno Boulay (Dany Boon), le chauffeur de taxi, est un prototype du profil Deux. Il en a toutes les caractéristiques essentielles. L’ABC de l’ennéagramme, les résume comme suit :</span></strong></p>
<p>« Motivés à l’idée de rendre service, les Deux voient facilement ce dont l’autre a besoin, sont chaleureux et attentionnés, apprécient qu’on ait besoin d’eux. Pour eux, les relations humaines comptent plus que tout : ils aiment réconforter les autres, porter assistance, faire passer les besoins des autres avant les leurs et répondre aux désirs des autres. »</p>
<p>Sympathique, souriant, attentif aux autres, Bruno Boulay entre en contact facilement, aide spontanément des déménageurs, dit bonjour aux piétons sur le trottoir, propose le nom d’un médecin quand un client se sent mal. On retrouve même ce côté empathique, perméable aux émotions des autres.</p>
<p>Certains défauts du profil apparaissent également : il se mêle très vite de ce qui ne le regarde pas ; envahissant, il n’hésite pas à envahir l’intimité de gens qu’il connaît à peine, prépare les tartines des autres au petit-déjeuner, décide pour les autres ce qui est bon pour eux (les noix de pécan ne sont pas bonnes pour votre santé et, hop, il jette la boîte à la poubelle !). Il débarque chez un client pour lui rendre un document et se met à  commenter tout ce qu’il voit…</p>
<p><strong>Le sous-type survie :</strong></p>
<p>Pas beaucoup de monde dans sa vie et forte présence du clan : ici, père et mère. Le travail est toute sa vie. Il a trouvé un métier assez typiquement survie, qui lui permet de rencontrer beaucoup de monde et le fait vivre dans la <em>réalité matérielle quotidienne</em>. Le taxi lui permet d’assouvir sa soif de relations humaines tout en étant sûr de contrôler la relation. C’est assez anachronique et une des particularités de ce profil : en tant que base Deux, j’aime les autres, je me lie facilement avec tout un chacun… et, de par mon sous-type survie, je suis naturellement assez indépendant et je veux rester libre de gérer mon quotidien à ma façon. Fondamentalement, je suis d’ailleurs en recherche de « Liberté », c’est-à-dire le juste équilibre entre pouvoir accueillir l’autre et prendre soin de moi.</p>
<p><strong>Apprentissage Ennéagramme :</strong></p>
<p>Ils ne sont pas légions, les films qui mettent en valeur le profil Deux masculin ! Celui là est particulièrement émouvant. L’image du Deux en ressort bonifiée, même si le réalisateur en fait plutôt trop que pas assez et que le côté affable est souvent trop accentué.J’ai été particulièrement touché par la mise en scène de cette « dynamique  naturellement orientée vers l’autre ». Cette attitude « qui va vers » diffère fortement de celle du profil Neuf, plus souvent dans l’accueil de ce qui vient. Émerge également cette intelligence émotionnelle, extrêmement touchante lorsqu’elle ne déborde pas. Le profil ennéagramme de François Costes est plus incertain. Le sous-type survie semble assez clair, mais le type Trois ou le type Cinq pourraient tous les deux convenir, pour des raisons différentes. Pour moi, c’est une illustration d’un schéma plus courant qu’on ne le croit où, de l’extérieur, le sous-type est plus facilement apparent que le type. Bon film !</p>
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		<title>Le profil Ennéagramme Quatre au travers du film Le Concert</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 08:49:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Concert, 2009, de Radu Mihaïleanu, avec Mélanie Laurent, Alekseï Guskov, Dimitry Nazarov
L’histoire (Allociné)
A l&#8217;époque de Brejnev, Andreï Filipov était le plus grand chef d&#8217;orchestre d&#8217;Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais, après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-862" title="le concert" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/le-concert.jpg" alt="le concert" width="104" height="138" />Le Concert, </strong>2009, de Radu Mihaïleanu, avec<strong> </strong>Mélanie Laurent, Alekseï Guskov, Dimitry Nazarov</p>
<p><strong>L’histoire </strong>(Allociné)</p>
<p>A l&#8217;époque de Brejnev, Andreï Filipov était le plus grand chef d&#8217;orchestre d&#8217;Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais, après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï&#8230; comme homme de ménage. Un soir, alors qu&#8217;Andreï est resté très tard pour astiquer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé au directeur : il s&#8217;agit d&#8217;une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l&#8217;orchestre du Bolchoï à venir jouer à Paris&#8230;</p>
<p><strong>Commentaire</strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">En fonction de votre humeur, vous risquez  de considérer ce film soit comme une grosse farce slave ou comme un rare bijou !</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;"> Si vous rentrer dedans, Le Concert propose de bien belles émotions engendrées par des situations simples qui sonnent juste. Même si le scénario peut paraître léger, la trame de  l’histoire ne se révèle qu’à la fin et le loufoque se mêle à la tendresse des personnages qu’on montre dans leur fragilité.</span></strong></p>
<p><strong>Le profil Ennéagramme Quatre</strong></p>
<p>Je ne pense pas qu’aucun des personnages soit de base Quatre. Le profil le plus représenté dans les seconds rôles est même clairement le profil ennéagramme Huit.  Alors ? Et bien, c’est tout le film qui est Quatre. Comme si le réalisateur avait choisi cet archétype comme fil rouge de son film. En tous cas, on y retrouve nombre de thématiques Quatre :</p>
<p>. La mélancolie : ce n’est pas que je sois mélancolique, c’est juste que : « Je repense toujours à cet événement, il y a trente ans, parce que j’ai l’idée d’avoir commis une erreur irréversible qui a changé le cours de ma vie. J’ai l’impression d’avoir gâché ma seule chance de bonheur et je me désespère de trouver un fil me permettant de comprendre et, donc, de pouvoir remonter. » (<em>Le Guide de l’Ennéagramme, Helen Palmer, Interéditions</em>).</p>
<p>. L’abandon : ce n’est pas parce qu’un enfant est passé par le deuil d’un parent ou par un divorce qu’il est de base ennéagramme Quatre. Ce qui détermine la base de quelqu’un, c’est la façon dont il interprète le monde extérieur. Le fait d’être orphelin n’est absolument pas une preuve de quoi que ce soit. En revanche, quand Mélanie Laurent, dans son rôle de violoniste, précise que toute sa vie, elle a été en manque du regard d’un proche qui la regarderait jouer, on est dans cette problématique du manque.</p>
<p>. La créativité : C’est comme une force intérieure qui jaillit dans la perspective d’un événement rare. Même si l’aventure du concert prend parfois des allures de <em>Pieds Nickelés</em>, la dynamique intérieure des protagonistes repose sur une intensité émotionnelle forte. Motivé par l’exceptionnel, le profil ennéagramme Quatre n’a pas de limites, il devient exceptionnellement créatif, exceptionnellement productif (rien à envier à son voisin Trois), comme sublimé par la rencontre entre son monde intérieur idéalisé et le monde extérieur qui, pour une fois, vaut la peine d’être vécu.</p>
<p>. Les critères élitistes : Le profil ennéagramme Quatre, surtout de sous-type survie, est capable de braver les normes et de provoquer des situations intrépides. Il aime le frisson qu’il ressent lorsqu’il fait un mauvais coup en douce ou qu’il frise le scandale. C’est un peu la ligne directrice du film : il n’est pas tant question de diriger un concert, que de mettre en scène <strong><em>Le</em> </strong>concert<strong> ! </strong>Au pire, il aboutira sur une catastrophe, ou sur un scandale, mais ça aura valu la peine d’essayer et il restera de toute façon dans les annales, bide intégral ou triomphal.</p>
<p>. La profondeur : oser se laisser toucher au fond de l’âme par des sentiments. Ce peut être sur des « petites choses » comme la couleur d’une fleur ou un rayon de soleil ; ce peut être aussi, comme dans ce film, par des thèmes « importants » comme la vie, la mort, la souffrance, la survie d’un nouveau-né, la quête de l’absolu, la recherche d’un moment rare où plusieurs personnes seront associées à créer du beau…</p>
<p>L’art du réalisateur, c’est d’avoir su associer ces thèmes forts à des situations simples. La plupart des critiques professionnels ne s’y sont pas trompé : ils considèrent Le Concert comme un des films majeurs de l’année 2009. Bon film !</p>
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		<title>Profil Ennéagramme Huit sous-type survie</title>
		<link>http://www.cee-enneagramme.eu/2009/12/profil-enneagramme-huit-sous-type-survie/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 19:10:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Au travers du film 
Gladiator, de Ridley Scott, 2000, avec Russell Crowe, Joaquin Phoenix, Connie Nielsen 
L’histoire
170 après Jésus-Christ. Le général romain Maximus est le plus fidèle soutien de l&#8217;empereur Marc Aurèle, qu&#8217;il a conduit de victoire en victoire avec bravoure et dévouement. Jaloux du prestige de Maximus, et plus encore de l&#8217;affection que lui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-812" title="Gladiator" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/19038447.jpg" alt="Gladiator" width="120" height="160" />Au travers du film </strong></p>
<p><strong>Gladiator, de Ridley Scott, 2000, </strong><strong>avec </strong><a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=20966.html"><span style="text-decoration: underline;">Russell Crowe</span></a>, <a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=21376.html">Joaquin Phoenix</a>, <a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=32765.html">Connie Nielsen</a><strong> </strong></p>
<p><strong>L’histoire</strong></p>
<p>170 après Jésus-Christ. Le général romain Maximus est le plus fidèle soutien de l&#8217;empereur Marc Aurèle, qu&#8217;il a conduit de victoire en victoire avec bravoure et dévouement. Jaloux du prestige de Maximus, et plus encore de l&#8217;affection que lui voue l&#8217;empereur, Commode, le fils de Marc-Aurèle, s&#8217;arroge brutalement le pouvoir, puis ordonne l&#8217;arrestation de Maximus et son exécution. Maximus échappe à ses assassins mais ne peut empêcher le massacre de sa famille. Anéanti, il est récupéré par un marchand d&#8217;esclaves et devient gladiateur…</p>
<p><strong>Le profil Ennéagramme Huit</strong></p>
<p>Ridley Scott connaît-il l’ennéagramme ? En tous cas, s’il avait cherché à illustrer le profil Huit, il aurait difficilement pu mieux faire. Tout y est : l’énergie puissante, la combativité, l’impulsivité, la vaillance… Dès le départ, Maximus nous montre les bons côtés de ce profil ennéagramme : il sait user de sa force dans cette bataille contre les barbares et, en même temps, il n’aime pas la guerre. Il se verrait bien chez lui, au calme, dans sa ferme, avec femme et enfants. De plus, autre élément intéressant, il ne recherche pas le pouvoir. Quand Marc Aurèle le lui donne, on sent bien qu’il n’est pas vraiment preneur. Il se sait bon général, mais la politique l’ennuie. Je pense que c’est une caractéristique chez la plupart des bases Huit de sous-types survie et tête-à-tête : préférer diriger des équipes à taille humaine plutôt que d’être plus haut placé avec moins de contact direct. Ici, il demande beaucoup à ses troupes mais, comme il est juste et qu’il partage leur quotidien, il est très aimé de ses hommes.</p>
<p>À la mort de Marc-Aurèle, Commode le somme de lui prêter allégeance et de le reconnaître comme nouveau souverain.  Alors, le côté tout ou rien du profil ennéagramme Huit ressort : pas de tergiversation, zéro réflexion, aucune négociation : ce sera non, tout de suite. Plus tard, sommé de combattre pour le plaisir des spectateurs comme gladiateur, il refuse tout aussi catégoriquement : assez de ces tueries inutiles. Comme souvent avec les Huit, Maximus va devenir une sorte de leader sans vraiment l’avoir voulu… simplement coopté par ses compagnons gladiateurs pour ses prises de positions justes. Plus tard, il acceptera de renouer avec sa combativité pour mieux assurer sa vengeance.</p>
<p><strong>Le sous-type ennéagramme survie</strong></p>
<p>Il est assez facile à détecter. Il est question du corps, du corps en mouvement et puis, au fond, de l’amour du blé en herbe, de la terre, des peupliers qui bordent une allée. Il y a aussi la recherche d’une vie simple, avec ses proches, à la campagne, sobre et sans chichis. En tous cas, aucun goût pour les intrigues, la politique, les ronds de jambes. Pas non plus la nécessité de nombreux amis, ni la recherche d’une passion.</p>
<p><strong>L’alliance du profil Huit et du sous-type ennéagramme survie</strong></p>
<p>Le mot clé, ici, est <em>satisfaction</em>. Satisfaction des biens matériels, jouissance des plaisirs sensoriels. Dans ce film où il est malmené, cette quête apparaît peu. Il ressort néanmoins le sens de l’espace, le ressenti des forces en présence, l’intuition des rapports de force et une certaine exaltation sensuelle lors des combats au corps à corps. Alliance de l’énergie puissante du Huit et de la satisfaction de la dépense de cette énergie au profit d’une juste cause.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Apprentissage Ennéagramme </strong></p>
<p>Je ne comprends toujours pas comment ce film a pu être considéré pour : « tous publics » lors de sa sortie en France en 2000. Certaines scènes sont plutôt rudes… D’un autre côté, cette brutalité donne une clé sur la façon dont les personnes de dominante ennéagramme Huit ont pu se sentir injustement traitées. Leur ressenti, dès lors, tourne autour du fait que le monde extérieur est brutal, fait de rapports de force où il vaut mieux faire partie des forts pour survivre. Un des intérêts du film tourne autour de la clarification entre « Vengeance » et « Justice ». Ce n’est pas par hasard si, dans l’excellent livre d’Helen Palmer <em>Le Guide de l’ennéagramme</em>, ces deux rubriques se succèdent.  Pour Helen, extrait page 325 : «  Les Huit <em>confondent généralement leur désir de vengeance avec la notion de justice. Ils ont été blessés, d&#8217;une manière qui leur paraît injuste, si bien qu&#8217;en rendant la pareille, ils ont davantage l&#8217;impression d&#8217;équilibrer les plateaux de la balance que de prendre leur revanche</em>. » Le mot vengeance m’a toujours paru mal interprété par pas mal de praticiens ennéagramme. Comme si, seules les personnes de ce profil étaient concernés par ce mot ! En fait, s’ils ne s’autorisent pas immédiatement à exprimer leur colère face à l’injustice, elle va les dévorer de l’intérieur… et se focaliser sur l’auteur supposé de l’injustice. Dans ce film, je pense que tout le monde aurait eu un certain désir de vengeance face à l’assassinat de ses proches par un despote. Le Huit, grâce à sa force, peut y mettre une énergie assez conséquente, ce qui fait qu’on lui attribue ce mot de <em>vengeance</em> plus qu’aux autres. Mais, restons humbles, qui ne s’est jamais senti concerné par ce mot ?</p>
<p>Par ailleurs, Maximus démontre un niveau d’évolution intéressant. Plusieurs fois, ses opposants conscients de son point faible : l’impulsivité, vont chercher à le faire réagir en l’insultant ou en le provoquant. Grâce à sa maturité, il ne va pas tomber dans le piège et réussir à dompter sa colère immédiate.</p>
<p>Malgré quelques images assez violentes, le film est beau. Primé aux Oscars 2001 pour le son et les costumes, meilleur film et meilleur acteur, ce film l’a également été pour les effets visuels. En clair, les images sont superbes. Historiquement, l’histoire est respectée. Marc-Aurèle était un philosophe au service de son peuple et son fils Commode est connu pour avoir été un paranoïaque cruel. Ce qui m’a le plus touché, c’est que ce film rehausse l’image du profil Huit, trop souvent perçu comme le « méchant » de l’ennéagramme. En fait, je pense que, dans la majorité des cas, quand ils ont su se remettre en question, les Huit sont, humainement, de bien belles personnes …</p>
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		<item>
		<title>Le profil Ennéagramme Un sous-type social</title>
		<link>http://www.cee-enneagramme.eu/2009/11/le-profil-enneagramme-1-sous-type-social/</link>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 10:13:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Au travers du film 
Elizabeth I, de Tom Hooper, 2006, avec Helen Mirren et John Malkovitch
L’histoire
1579, Palais de Whitehall, Londres. Elizabeth Iére, qui règne depuis vingt ans, a toujours refusé de se marier. Sans mari, il ne peut y avoir d&#8217;héritier direct, et il en résulte un danger de guerre civile entre ceux qui rivalisent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-full wp-image-772" title="Elizabeth I" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/18668231.jpg" alt="Elizabeth I" width="75" height="75" />Au travers du film </strong></p>
<p><strong>Elizabeth I, de Tom Hooper</strong><strong>, 2006, avec Helen Mirren et John Malkovitch</strong></p>
<p><strong>L’histoire</strong></p>
<p>1579, Palais de Whitehall, Londres. Elizabeth Iére, qui règne depuis vingt ans, a toujours refusé de se marier. Sans mari, il ne peut y avoir d&#8217;héritier direct, et il en résulte un danger de guerre civile entre ceux qui rivalisent pour sa succession.  L&#8217;Angleterre est un pays protestant, petit et vulnérable et les puissances catholiques, conduites par l&#8217;Espagne, attendent de s&#8217;emparer du trône de la reine hérétique Elizabeth Iére.</p>
<p><strong>Le sous-type ennéagramme social</strong></p>
<p>Même si ce profil ennéagramme Un sous-type social est fréquemment interprété au cinéma, je doute qu&#8217;il y ait beaucoup d&#8217;autres rôles qui illustrent aussi bien les tensions qui habitent ce profil. La plupart des actes et des décisions d&#8217;Elizabeth dépendent de son statut et elle finit, presque toujours, par décider ce qui est le plus socialement correct. L&#8217;emploi du &laquo;&nbsp;Nous&nbsp;&raquo; lorsqu&#8217;elle s&#8217;exprime souligne qu&#8217;il y a deux personnes en elle : une femme de chair et de sang qui n&#8217;a pas le droit à la parole et une reine, qui doit mettre ses émotions et ses sentiments de côté pour prendre, à chaque instant, la décision optimale pour son pays. &laquo;&nbsp;Si nous voulons une alliance contre l&#8217;Espagne, le duc d&#8217;Anjou semble un bon choix : il est le frère du roi de France et il me donne un allié catholique.&nbsp;&raquo; En fait, elle a évacué tous les prétendants précédents parce qu&#8217;ils n&#8217;étaient pas socialement compatibles. Parfois, la nostalgie de son état pointe : &laquo;&nbsp;<em>La parole est libre et &#8230; j&#8217;aimerais bien l&#8217;être, aussi&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Qui peut dire à son coeur où il doit le mener ?</em>&laquo;&nbsp;</p>
<p><strong>Le profil Ennéagramme Un</strong></p>
<p>Renforce l&#8217;obligation du sous-type social à <em>agir comme il faut</em>. &laquo;&nbsp;<em>La question n&#8217;est pas de savoir si je vais me marier, mais avec qui je <strong>devrais</strong>.</em>&nbsp;&raquo;  Le film est intéressant, grâce, justement, à ces prises de conscience de ses propres sentiments. &laquo;&nbsp;<em>La reine ne sait pas comment elle va. Comment elle va et comment elle se sent ne sont pas des questions d&#8217;importance. Elle se demande parfois si on lui accorde le luxe de ressentir quoi que ce soit</em>.&nbsp;&raquo; En fait, elle va être amoureuse pendant plus de dix ans du comte de Leicester (fabuleusement interprété par Jeremy Irons) mais, &laquo;&nbsp;<em> Si je me marie, ce doit être avec un membre d&#8217;une famille royale. Je ne peux donc pas me marier avec vous</em>.&nbsp;&raquo; Point final.</p>
<p><strong>L’alliance du profil Un et du sous-type ennéagramme social</strong></p>
<p>Indestructible association de la détermination du point Un et du sous-type social : le &laquo;&nbsp;I<em>l faut, je dois</em>&nbsp;&raquo; du Un est décuplé par son homologue &laquo;&nbsp;<em>Se conformer aux normes</em>&nbsp;&raquo; du sous-type social. Un soir, alanguie et fatiguée, seule avec son soupirant, elle se laisse aller à quelques bisous énamourés : &laquo;&nbsp;<em>Nous allons vous embrasser</em>.&nbsp;&raquo; Jusqu&#8217;à ce que le bisou ne s&#8217;approche trop près du &laquo;&nbsp;French kiss&nbsp;&raquo; ! Alors, le double censeur intérieur intervient et met un terme à l&#8217;expérience ! Ses désirs de femme ne doivent pas s&#8217;opposer à ses devoirs de reine et&#8230; le devoir prime ! Retour au duc d&#8217;Anjou : &laquo;&nbsp;<em>Pour la sécurité de ma personne et de mon royaume, je <strong>dois</strong> faire aboutir ce mariage</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Apprentissage Ennéagramme </strong></p>
<p>Il y aurait plusieurs thèmes importants à travailler sur ce film : la dynamique relationnelle, l’évolution progressive du point Un… mais ce qui retient surtout mon attention, c’est que ce film permet d’établir une différence assez claire entre le profil ennéagramme Un social et le profil ennéagramme Six social. En général, ces deux là sont comme des frères jumeaux, dans la mesure où le « Devoir du Six social motivation sécuritaire» peut se confondre avec le « Devoir du Un social motivation intégrité ». Ils vont souvent, l’un comme l’autre, accoucher notamment de grands serviteurs au service de l’État. Ici, Elizabeth va organiser une présentation surprise à sa cour de ses quasi-fiançailles avec le Duc d’Anjou. Toute contente d’avoir enfin trouvé un fiancé socialement compatible, elle va tomber des nues quand, au lieu d’applaudir et d’encourager l’union, la cour se fige dans un silence glacial, montrant sa désapprobation. Il y a là le rappel du côté « ici et maintenant » du Un, qui n‘a pas toujours la secondarité du Six qui, lui, aurait au moins envisagé une autre alternative à la solution la plus optimiste… À l&#8217;opposé, ce film permet de valoriser le Un social dont le côté le pire : borné-inadaptable est trop souvent souligné. Ici, Elizabeth, de par son sous-type social, a une bonne vision des forces en présence sur l&#8217;échiquier politique : puissance des états, rapports de forces entre ces états, évolutions possibles de l&#8217;équilibre en présence&#8230; Elle est également lucide sur sa politique intérieure, et elle discerne à l&#8217;avance les conséquences de certaines actions. Autre bon côté de ce profil mis en valeur : le service du bien commun. Il y a quelque chose d&#8217;émouvant dans ce sens du sacrifice individuel au profit du plus grand nombre.</p>
<p>Ainsi résumé, le film pourrait paraître pâlot. C&#8217;est compter sans les mille et une intrigues, rivalités, coups bas, alliances&#8230; On ne s&#8217;ennuie jamais, on prend une bonne leçon d&#8217;histoire et on ne peut qu&#8217;applaudir devant les performances des acteurs (Emmy Award de la meilleure actrice pour Helen Mirren), et se régaler devant les costumes, qui ont également été primés. Bon film !</p>
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		<item>
		<title>Les profils Ennéagramme 3 et 6 sous-type social</title>
		<link>http://www.cee-enneagramme.eu/2009/09/les-profils-enneagramme-3-et-6-sous-type-social/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Sep 2009 13:50:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Au travers du film Le Souper, d’Édouard Molinaro, 1992
 avec Claude Brasseur et Claude Rich.
 
 L’histoire
 Paris, 6 juillet 1815, tard dans la soirée, il fait chaud et l’orage gronde. Trois semaines après la défaite de Waterloo, alors que le peuple se pose de sombres questions sur son avenir, deux hommes soupent à huis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-712" title="Le souper" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/film-le-souper.jpg" alt="Le souper" width="120" height="185" />Au travers du film <strong>Le Souper</strong>, d’Édouard Molinaro, 1992<br />
 <em>avec Claude Brasseur et Claude Rich.<br />
 </em><br />
 <strong>L’histoire</strong><br />
 Paris, 6 juillet 1815, tard dans la soirée, il fait chaud et l’orage gronde. Trois semaines après la défaite de Waterloo, alors que le peuple se pose de sombres questions sur son avenir, deux hommes soupent à huis clos, Talleyrand et Fouché. Talleyrand est ministre des relations extérieures et Fouché, ministre de la police et Président du gouvernement provisoire. Talleyrand et Fouché, pendant ce souper, vont se livrer à une joute verbale à fleurets mouchetés, dont l&#8217;enjeu est l&#8217;avenir du pays. Ils vont être tour à tour adversaires et complices, passant de l’attaque à la défense avec adresse et détermination. L’idée, c’est que ce soir là, « La France est à qui la voudra ! »</p>
<p> <strong>Le sous-type ennéagramme social</strong><br />
 Omniprésent. Les caractéristiques du profil social sont presque toutes là : réseaux, amitiés, raisonnement social sur les différentes parties impliquées dans le processus de succession, prestige, ambition sociale, honte potentielle en cas de mauvais choix, devoir de discerner la meilleure voie pour la France, devoir de faire passer au second plan ses préférences individuelles au profit de l’avenir du pays…<br />
 L’intérêt du film réside dans les deux incarnations bien différentes de ce sous-type : le louvoiement du Trois social orienté Prestige face à la vivacité intellectuelle orienté Devoir du Six. Les deux hommes savent qu’il leur faut discuter, confronter leurs points de vue sur le meilleur régime possible pour la France. C’est assez complexe parce qu’il y a plusieurs lignes de force : les républicains/jacobins, les nations étrangères victorieuses, les partisans de la monarchie ou Fouché avec le peuple…</p>
<p> <strong>Le profil Ennéagramme Trois, sous-type social</strong><br />
 Talleyrand, profil ennéagramme Trois social, (dans ce film, en tous cas) reste centré sur l’objectif. Il est obsédé par l’idée de parvenir à un accord. Il faut convaincre Fouché, qu’il connaît depuis plus de trente ans, sans jamais l’avoir vraiment rencontré, de renoncer à « y aller tout seul » et lui vendre que la moins mauvaise solution pour la France est la restauration de la monarchie. Sauf que cette voie est pour Fouché un saut dans l’inconnu plein de possibles scenarios catastrophes… <br />
 Talleyrand va suivre les caractéristiques de sa base Trois : rester en lien à tout prix, négocier, charmer, séduire, convaincre petit à petit. Depuis le début de la soirée, le profil Trois a pressenti que ça n’allait pas être du gâteau, mais bon, Fouché a accepté de venir, c’est déjà ça. Il a ferré son poisson et il ne va pas le lâcher. Je donne un coup de manivelle&#8230; et je lâche un peu de mou, nouveau coup de manivelle… quitte à utiliser des arguments un peu légers : « En grimpant tout en haut de l’arbre, je suis persuadé que nous finirions bien par trouver une branche où nous ancêtres sont perchés côte à côte… »<br />
 Changement de sujet, lorsque la conversation tourne à son désavantage : « Un peu de champagne ? Il vous redonnera le goût des bonnes choses… ». Pirouettes, évitement de la colère : « Vous allez mieux ? Alors pourquoi me cherchez vous querelle ? ».  Il propose de trinquer à « l’immobilité de l’histoire et au mouvement des affaires. »<br />
 Pour arriver à ses fins, il a préparé un souper « stylé » qui en jette. Le menu est pantagruélique dont « Le saumon qui vient du Rhin par courrier spécial de Strasbourg à Paris. » Je vous passe le reste qui vous mettrait les papilles dans un état pavlovien…<br />
 Par hasard (mon œil !), il y a même de la musique qui provient de l’étage du dessus : « Un orchestre vient jouer chaque soir pour mettre dans les meilleures dispositions possibles le colonel Orlov et le prince de Metternich que j’héberge dans mes appartements. Vainqueurs à Waterloo, ils vont bientôt devoir statuer sur l’avenir de la France. »<br />
 Un des travers de ce type apparaît parfois : la vanité ou, plus précisément, une certain suffisance « Nous, nous tirons les fils et, à ce jeu là, je suis le maître… » Le Trois avance masqué. Il préfère faire parler son interlocuteur en premier, pour mieux s’adapter, en fonction de la réponse : Peut-être avez vous quelque projet pour la France ?<br />
 &#8211; « Plusieurs. »<br />
 &#8211; « Plusieurs ? Racontez moi ça … »</p>
<p> Plutôt que de s’opposer directement, mieux vaut tergiverser  avec des : « Vous êtes sérieux ? » À la fin, son flair lui a révélé qu’il fallait rassurer : « J’estime plus prudent de nous donner nous-mêmes un maître. Les Bourbon sont les seuls à présenter certaines garanties de durée, de stabilité. » Bien joué : face à un Six, il parle de garanties, de stabilité, de prudence.</p>
<p> <strong>Le profil Ennéagramme Six, sous type social</strong><br />
 Fouché est en fait, depuis fort longtemps, un super ministre de l’Intérieur. En bon Six, il supervise non seulement des agents, un service de sécurité solide, mais surtout un super réseau de renseignements. Il dispose d’espions partout pour tout savoir sur tout le monde. Il a des « fiches », c’est à dire des rapports précis sur qui est qui, qui fait quoi, qui fraye avec qui. Joséphine, elle-même, venait l’informer chaque matin de ce que Bonaparte lui avait dit sur l’oreiller… Les infractions commises par tous ceux qui comptent en France n’ont également pas de secret pour lui : adultères, abus d’alcool, ainsi que tous les actes honteux susceptibles de ruiner une carrière. Le renseignement lui permet de se rassurer, de se prémunir d’éventuelles attaques. <br />
 Pour lui, « la situation n’est pas simple, la chambre a proclamé Napoléon II empereur. Et Marie-Louise régente… Il y a aussi Philippe d’Orléans et… le peuple. Une république, revenue de tous ses excès et délivrée de ses illusions serait une solution à la vacance du pouvoir. » En bon profil ennéagramme Six, il énumère les différentes parties, dresse le tableau et essaie d’y voir clair. Puis, il nomme ses doutes : « Je crains que le peuple n’accepte pas le retour des Bourbon : solution fragile et impopulaire… » ; « Ma police est puissante mais elle ne peut régler à elle seule une insurrection générale… »<br />
 Après, il ose avancer sa solution risquée : « J’ai un projet : m’appuyant sur les jacobins, je dissous le gouvernement et forme un pouvoir communal où se retrouveront tous les républicains. Une république assagie, égalitaire… que je prépare avec soin depuis des mois. » Encore du Six : prudent, il a anticipé !<br />
 À la fin, lorsque l’accord a été conclu, qu’il est sur le départ et qu’il devrait partir, il ne peut s’empêcher d’essayer de comprendre pourquoi Talleyrand, un jour, a fait assassiner un jeune cousin du roi. Il ne peut pas partir sans avoir tout compris, ou extorqué le maximum d’informations de son interlocuteur. « Il était jeune, il était innocent, il était fidèle à son roi, il n’avait pas de vice…Alors, pourquoi ????? »</p>
<p> <strong>Apprentissage Ennéagramme </strong><br />
 Rarement dans un film deux personnages du même sous-type ennéagramme sont aussi clairement représentés. Toujours dans le registre des sous-types, la situation est cocasse : <br />
 . D’un côté, l’environnement de ce soir d’été orageux est typiquement survie : en bas de l’immeuble, sous la peur de l’inconnu, le peuple gronde, s’enflamme, tire sur les fenêtres et peut surgir à tout moment pour trucider les deux convives et saccager les lieux. <br />
 . D’autre part, la situation est un tête-à-tête… entre deux profils sociaux. <br />
 Le plus éclairant est certainement le contraste visuel entre les deux profils. De par leur sous-type, ils jouent du même instrument, même s’ils ne jouent pas la même partition. De par leur type, ils divergent dans leur approche de la question.<br />
 Par ailleurs, le Six, Fouché, est clairement contre-phobique. Ses attaques verbales sont joliment incisives. Mais il va finir par céder : même si la solution retenue lui offre de bien piètres garanties sur son avenir, il estime de son devoir social de faire passer ses peurs derrière le meilleur avenir possible pour la France.  Pour Talleyrand, c’est tout bénéfice : le futur  roi lui sera éternellement redevable d’avoir permis son retour au pouvoir. Certaines scènes sont jubilatoires et le cadre historique ne manque pas d’intérêt. Bon film !</p>
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		<title>Le profil Ennéagramme 9 sous-type survie</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 13:43:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Au travers du film Le Bonheur est dans le pré, d’Etienne Chatiliez, 1995,
 avec Michel Serrault, Eddy Mitchell, Sabine Azéma, Carmen Maura
L’histoire
 Comédie enjouée et rafraîchissante. Personnages truculents.
 Dôle, Jura, France. Harcelé par l’Urssaf, les ouvrières de sa petite usine, sa femme et sa fille, Francis Bergeade craque. Un événement exceptionnel va changer le cours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-707" title="Le Bonheur est dans le pré" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/film_le-bonheur-est-dans-lepre.png" alt="Le Bonheur est dans le pré" width="150" height="204" />Au travers du film <strong>Le Bonheur est dans le pré</strong>, d’Etienne Chatiliez, 1995,<br />
 <em>avec Michel Serrault, Eddy Mitchell, Sabine Azéma, Carmen Maura</em></p>
<p><strong>L’histoire</strong><br />
 Comédie enjouée et rafraîchissante. Personnages truculents.<br />
 Dôle, Jura, France. Harcelé par l’Urssaf, les ouvrières de sa petite usine, sa femme et sa fille, Francis Bergeade craque. Un événement exceptionnel va changer le cours de son destin : il va rencontrer une femme, qui dirige une petite exploitation de foie gras dans le Gers. Le personnage sur lequel nous allons nous centrer, c’est cette femme, Dolorès (Carmen Maura), qui va nous servir d’illustration pour le profil  Ennéagramme Neuf survie.<br />
 Deux autres personnages sont bien présents dans ce film, excellemment interprétés par Sabine Azéma dans le rôle de l’épouse (profil Un raide qui va aller vers davantage de souplesse) et par l’ami (Eddy Mitchell dans un rôle de profil ennéagramme Huit qui lui va sur mesure).</p>
<p><strong>Le sous-type ennéagramme survie</strong><br />
 Les caractéristiques du profil survie sont presque toutes là: travail, argent, famille, territoire, rythme de vie, santé, bien-être…</p>
<p><strong>Le profil Ennéagramme Neuf</strong><br />
 Dolorès se lance dans une émission télévisée « Où es tu ? » pour retrouver son mari disparu depuis 26 ans. Pourquoi ? « Oh, je ne sais pas ! Les filles en avaient envie ». À part certains profils Neuf, je ne vois pas qui ne s’inquiéterait pas plus que cela de la disparition du conjoint ! De même, si nous nous décidions à le retrouver, il est probable que, pour la plupart d’entre nous, il y aurait une raison plus forte que : « Oh, je ne sais pas… »<br />
 On tourne ici autour du travers Neuf : la paresse. Paresse à prendre position, paresse d’oser parler de ce qui ne va pas, paresse à oser chercher ce que l’on veut vraiment, paresse à oser se poser des questions.</p>
<p>Paresse encore : son « nouveau mari » est un imposteur. Par un hasard de circonstance, il a fait croire qu’il était le mari disparu alors qu’il ne l’a jamais été. Depuis le premier jour, elle le sait et… elle ne dit rien ! Quand il ose avouer son imposture, elle lui répond : « Je le sais, je l’ai toujours su, mais les filles voulaient tellement retrouver leur père, et toi tu étais si gentil, si tendre, c’était comme si le Ciel t’envoyait. » Alors, elle se tait. Ou plutôt, elle laisse faire. Paresse : laisser les choses suivre leurs cours plutôt que d’oser impacter sa volonté, son choix. <br />
 Ici, dans le film, Dolorès a l’excuse de la violence de son ex-mari : « Je savais bien qu’il se passait des choses pas claires, mais je n’osais pas poser de questions, tellement il était violent. »<br />
 <strong><br />
 L’alliance du profil Neuf et du sous-type ennéagramme survie</strong><br />
 Le mot clé ici est « Appétit ». Appétence pour les choses matérielles : se noyer dans le travail, dans la routine, dans des tâches secondaires pour éluder les priorités. Ici, Dolorès s’est investi dans son élevage de canards et l’éducation de ses enfants pour ne même pas avoir le temps de chercher à savoir ce que son mari était devenu. Maximiser le temps de travail ou le temps centré sur les thèmes de survie : le corps, les repas, les courses, le train-train quotidien. En jargon Ennéagramme, il y a absence totale de Six. Ne pas se poser de question. Ne pas s’interroger sur demain. C’est une sorte de dilution de l’anxiété. De plus, cela renforce l’estime de soi : si je ne trouvais pas de réponse à une question de fond, ce serait pire. Alors, pourquoi s’interroger ? Si la vie veut vraiment que je prenne une direction, la vie n’a qu’à m’envoyer des signes clairs, moi, tant que je n’ai pas de bonne raison de changer, je continue mon schéma quotidien. <br />
 Ce qu’il y a d’assez cocasse dans ce film, c’est que Dolorès, finalement, s’en porte bien. Cette stratégie a payé. Elle va bien, ses filles aussi. Et elle aurait bien continué comme ça, sans l’insistance de ses filles à vouloir entreprendre cette recherche du père mystérieusement disparu.</p>
<p><strong>Apprentissage Ennéagramme</strong> <br />
 Concernant la disparition du mari : Oh, bien sûr, elle appelle les gendarmes pour signaler la disparition, mais elle ne pousse pas plus loin. Il y a des armes dans la grange, des lingots d’or à la cave et des cartes géographiques dans une boîte, mais bon… Contrairement au profil Six qui se serait transformé en détective, aurait associé les indices et posé beaucoup de : « Pourquoi ? Comment ? Où ? », le Neuf finit par trouver plus rassurant de ne pas bouger, ne pas trop chercher, ne pas trop faire de vagues. Laisser faire. Le temps finira bien par résoudre le problème et, s’il ne le résout pas, et bien, tant pis ! Je pourrai continuer à vivre sans réponse.<br />
 Ce qui est intéressant ici, c’est que le travers du type ennéagramme Neuf est traité avec humour, avec un représentant du profil bien sympathique. Cette philosophie Neuf n’est pas décriée, juste constatée : laisser faire, attendre et voir ; se couler dans le flux du courant. Bien gérée, cette attitude Neuf est même source de sagesse : oser prendre le temps, oser se donner du temps avant de vouloir agir sur le monde. Avoir l’intuition que ce n’est pas encore l’heure de prendre telle décision, qu’elle n’est pas encore mûre. C’est une sorte de ressenti corporel qui m’assure que, quoi que pense ma tête, il vaut mieux laisser du temps au temps ; que cette décision a encore besoin de « faire son chemin ». <br />
 Ce film a près de quinze ans et sa fraîcheur est intacte. En se centrant sur Dolorès, je pense qu’il y pas mal à apprendre sur ce profil. Bon film !</p>
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		<item>
		<title>Le profil Ennéagramme Un, sous-type survie</title>
		<link>http://www.cee-enneagramme.eu/2009/08/le-profil-enneagramme-un-sous-type-survie/</link>
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		<pubDate>Thu, 27 Aug 2009 08:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[au travers du film Gran Torino, 2008,
 de et avec Clint Eastwood, Bee Vang, Ahney Her
L’histoire
État du Midwest américain, époque contemporaine. Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée. Veuf depuis peu, c’est un homme inflexible, amer et pétri de préjugés. Après des années de travail à la chaîne, il vit replié sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-459" title="film_gran_torino" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/film_gran_torino.jpg" alt="film_gran_torino" width="150" height="200" />au travers du film <strong><big>Gran Torino, </big></strong>2008,<br />
 <em>de et avec Clint Eastwood, Bee Vang, Ahney Her</em></p>
<p><big><strong>L’histoire</strong></big></p>
<p>État du Midwest américain, époque contemporaine. Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée. Veuf depuis peu, c’est un homme inflexible, amer et pétri de préjugés. Après des années de travail à la chaîne, il vit replié sur lui-même. Ses anciens voisins ont déménagé et son quartier est aujourd’hui peuplé d’immigrants asiatiques qu’il méprise. Jusqu’au jour où il va entrer en contact avec deux adolescents voisins. Cette rencontre marque le début d’une amitié inattendue.</p>
<p><big><strong>Le sous-type ennéagramme survie</strong></big></p>
<p>Les caractéristiques du profil survie sont partout présentes :<br />
 . Le cadre du film tourne autour de la maison, des voisins, du territoire, du clan, de l’insécurité, de l&#8217;héritage.<br />
 . Mais surtout, le film propose une réflexion de fond sur la vie et la mort : les sermons des deux enterrements, ainsi que les quelques fois où Walt s’épanche : «<em> La vie et la mort ?&#8230; La mort, j’en connais un rayon depuis mes trois ans en Corée. On descendait des hommes… on les taillait en pièces… des mômes de 17 ans… ça restera gravé jusqu’à mon dernier souffle… des souvenirs atroces.</em> »</p>
<p><big><strong>Le profil Ennéagramme Un</strong></big></p>
<p>Le premier indice, c’est la colère rentrée. Omniprésente, on la sent chez Walt à fleur de peau. Elle sort de temps en temps, mais elle est le plus souvent contrôlée. On sent une contraction des mâchoires et des lèvres qui essaient d’en limiter l’extériorisation. La scène où son fils essaie de le convaincre de partir en maison de retraite est un grand moment : la caméra montre son visage en gros plan et on voit la colère qui monte, qui monte, qui monte jusqu’à ce qu’il en grogne comme un fauve… et la colère reste coincée entre sa gorge et ses lèvres.<br />
 Le deuxième indice, ce sont certains classiques du profil Un : la précision, la récurrence de l‘expression : « il faut ».<br />
 « Ça va, ce matin ? »<br />
 « Pas ce matin, il est une heure de l’après-midi. »<br />
 « Il faut faire respecter son territoire. »<br />
 « Il faut rester calme. »<br />
 « Il faut prendre du recul. »<br />
 « Il faut planifier les moindres détails, on n’a pas le droit à l’erreur. »<br />
 De plus, il y a ce côté inflexible sur les principes et la rigueur. Chacun des outils doit être à sa place, a une fonction bien précise et doit être utilisé à ça.<br />
 Il y a également un raisonnement binaire dans la personnalité de Walt : agir bien/agir mal semble offrir peu de nuances intermédiaires.<br />
 Le troisième indice, c’est le sentiment de culpabilité, lui aussi omniprésent. Walt est rongé, dévoré par la culpabilité. «<em> Ce qui hante le plus un homme, c’est ce qu’il a pu faire sans qu’on le lui ordonne. </em>»<br />
 Finalement, dans la première partie du film, Walt en a un peu contre toutes les imperfections du monde autour qui n’est pas comme il devrait l’être, selon lui.</p>
<p><big><strong>L’alliance du profil Un et du sous-type ennéagramme suvie</strong></big></p>
<p>Le mot clé ici, est « <em><strong>Anxiété </strong></em>». À savoir : désir irrépressible que les choses soient comme je veux qu’elles soient et immense colère à constater que c’est rarement le cas. Colère devant le chaos du monde extérieur, colère devant des comportements qui ne devraient pas être. Colère quand on empiète sur mon territoire, colère quand on enfreint certaines règles. Comportement raide, d’autant plus si l’insécurité vient se mêler au chaos. Alors, je deviens anxieux. Ou plutôt, j’ai de fortes pulsions internes à vouloir corriger le monde extérieur. Pulsions liées à la double peur de l’insécurité et du chaos.</p>
<p><big><strong>Apprentissage Ennéagramme<br />
 </strong></big></p>
<p>Beaucoup d’éléments dans ce film.</p>
<p>• La première concerne la confusion possible avec le type Cinq. Pour qui n’a jamais étudié les sous-types, Walt a nombre de caractéristiques qui pourraient faire penser au Cinq : autonomie, parle peu, se contente de peu, vit seul, un côté minimaliste. Pour ceux qui ont exploré les sous-types, il est connu que ces caractéristiques concernent aussi nombre de personnes en sous-type survie, même si elles peuvent faire penser au profil ennéagramme Cinq.</p>
<p>• Le deuxième débat possible pourrait concerner la différenciation entre les profils ennéagramme Un et Huit. Notamment autour des mots clé Justice, Colère, Vengeance, Équité. Je suis toujours surpris d’entendre certains se référer à un seul indice pour discerner un profil dominant. «<em> Puisqu’il est dans la vengeance, donc, c’est un Huit</em>. » Aïe, aîe, aîe ! Pour ma part, je pense que la nature humaine est bien plus riche que le meilleur des systèmes. Même si l’ennéagramme est un bien bel outil, il ne saurait être d’une précision mathématique. Pour moi, s’intéresser à l’ennéagramme, c’est s’intéresser à l’Homme. À partir de là, ce qui importe, n’est-ce pas plus un énorme respect de la personne, plutôt que de prouver qu’un système est fiable à 100%. Pour en revenir à Gran Torino, je ne vois pas pourquoi certains Un ne se permettraient pas de jurer de façon ostensible, si c’est le moyen qu’ils ont trouvé pour diffuser leur colère. Je ne vois pas non plus pourquoi la <em>Vengeance</em> serait réservée à un profil. Si l’on porte atteinte à l’intégrité physique d’un enfant, je vois mal la plupart des parents rester indifférents…. Idem avec le mot : <em>Justicier</em>, attribué fréquemment au profil Huit. Mais, souvent, le Huit et le Un se retrouvent autour de l’idée «Justicier réparateur de torts» Leurs intégrités intérieures respectives ne peuvent rester insensibles et leur dominante instinctive va s’activer pour les pousser vers l’action réparatrice. Pour moi, c’est le cas ici : Walt est un profil Un réparateur de torts. Et qui va agir pour transcender la culpabilité qu’il traîne depuis qu’il s’est, un jour, entaché d’un acte coupable.</p>
<p>• Le troisième élément concerne la vie de la personne. C’est bien gentil de vouloir répartir les gens en neuf profils dominants, mais cela me semble également cohérent de prendre en compte ce qu’ils ont vécu. Si le seul indice Un que nous avions pu récolter avait été la culpabilité, cela serait loin d’être suffisant pour justifier ce profil. Cet homme, Walt, a fait la guerre. Pendant trois ans. Il y a vécu des horreurs et il en est resté extrêmement marqué. Sa culpabilité pourrait s’avérer celle de quelqu’un de n’importe quel profil, marqué par un événement fort de sa vie. Événement qui a donné à cet homme une empreinte particulière et qui le rend unique, voire assez différent des autres participants du même profil. Cet apprentissage se fait quotidiennement dans les panels de la tradition orale où nous nous efforçons de discerner dans chacun ce qui est caractéristique de son profil dominant et ce qui est caractéristique de son histoire personnelle, et qui le rend unique. Ouf, on peut à la fois utiliser un système qui catégorise neuf dominantes et respecter l’individualité de chacun ! Voire commencer par respecter l’unicité de chacun et pouvoir communiquer avec lui à un niveau plus profond grâce à cette grille de lecture de la personnalité qu’est l’ennéagramme.</p>
<p>Merci à Gran Torino d’être le support d’une réflexion sur la quête de sens et de proposer de bien belles valeurs de la nature humaine.</p>
<p>Un grand film, vraiment !</p>
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		<item>
		<title>le profil Ennéagramme Sept, sous-type Tête-à-tête</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 20:35:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[au travers du film Les grandes manœuvres 1955, de René Clair
 avec Michèle Morgan et Gérard Philippe
L’histoire : 1914, avant guerre, petite ville de province qui où se trouve la garnison du 33ème Régiment de Dragons, sur le point de partir en « grandes manœuvres ».
Armand de Laverne, jeune lieutenant de cavalerie, séducteur, virevoltant, enthousiaste, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-444" title="film_manoeuvres" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/film_manoeuvres.png" alt="film_manoeuvres" width="170" height="218" />au travers du film <strong><big>Les grandes manœuvres</big></strong> 1955, de René Clair<br />
 <em>avec Michèle Morgan et Gérard Philippe</em></p>
<p><big><strong>L’histoire</strong></big> : 1914, avant guerre, petite ville de province qui où se trouve la garnison du 33ème Régiment de Dragons, sur le point de partir en « grandes manœuvres ».</p>
<p>Armand de Laverne, jeune lieutenant de cavalerie, séducteur, virevoltant, enthousiaste, bon tireur au pistolet, lame émérite à l’escrime, joueur de piano… s’embarque dans moult histoires amoureuses sans être capable de choisir. Un soir, il s’épanche un soir auprès de ses camarades :<br />
 &#8211; Ce qu’il me faudrait, ce serait le coup de foudre, comme dans les romans. Je m’avancerais vers elle et je lui dirais : « Madame… ou Mademoiselle… vous êtes celle que j’attendais. Si vous saviez combien de temps j’ai attendu… Ai-je aimé, jamais ? J’ai cru aimer, mais mon cœur est vierge. Je me sens seul, si seul et savez-vous ce que je me dis chaque nuit dans ma chambre désolée ? ….. »</p>
<p>Il déclame tout cela avec candeur, sans vraiment s’impliquer. Blasé par les conquêtes trop faciles, il accepte l’enjeu d’un pari : être capable de séduire une femme que le sort lui désignera.<br />
 Le hasard tombe sur Marie-Louise Rivière, majestueusement interprétée par Michèle Morgan, dont le regard laisse peu de doute sur un autre sous-type en tête-à-tête… Nous y voilà : deux sous-types tête-à-tête se retrouvent face-à-face !<br />
 Mais le scénario n’est pas si simple : comme elle a manifestement été meurtrie par le passé, Marie-Louise n’accorde à Armand aucune confiance a priori et joue sur le temps pour avoir des gages de la véracité de ses sentiments  …</p>
<p>Dans une petite ville, les commérages vont bon train et les rumeurs bruissent des recettes de séducteur d’Armand. Marie-Louise apprend ainsi quel coureur de jupons il est, croit qu’elle n’est qu’une proie comme les autres, se met à déchirer son courrier avant même de l’avoir ouvert…<br />
 Elle découvre aussi qu’avant elle, il avait promis le mariage à d’autres …</p>
<p><big><strong>La base Sept</strong></big> d’Armand apparaît clairement, elle est même l’objet du film : légèreté des sentiments, égoïsme centré sur le plaisir à court terme, verbe facile, enthousiasme, volubilité… Même dans un duel au pistolet, la légèreté est toujours présente, mêlé à un humour bon enfant.</p>
<p><big><strong>Le sous type en tête-à-tête</strong></big> s’avère également flagrant. La capacité à séduire est un autre enjeu du film. Alliés, type et sous-type donnent cette fascination ou faculté d’enflammer l’instant présent, de pouvoir communiquer à l’autre sa certitude enthousiaste de l’instant. Avec, comme inconvénient, qu’après avoir entraîné l’autre dans une félicité oratoire à un instant « t », la flamme s’est peut-être refroidie à « t+1 »….</p>
<p><big><strong>Ce qui m’a touché :</strong></big> L’intensité qui relie ces deux profils tête-à-tête est palpable. On peut ressentir comment ce sous-type peut devenir esclave d’une passion amoureuse.<br />
 Etrange film où, après avoir exposé son travers principal, le réalisateur nous montre l’évolution possible du Sept sous-type tête-à-tête qui peut, un jour, renoncer à  un certain infantilisme, dépasser son égoïsme, devenir plus grave, comme s’il avait enfin terminé sa mue d’adolescent, renoncer à la facilité du charme facile pour s’impliquer dans un « être vrai », proie de l’émotion qui risque de dévaster sa lucidité intellectuelle et son habileté verbale. En clair, prendre le risque d’oser aimer vraiment.<br />
 Hélas, il a souvent tellement joué de ses élans amoureux que, pour une fois que c’est vrai, il pourrait bien ne pas être cru :<br />
 &#8211; « J’ai rencontré le premier et le seul vrai grand amour de ma vie… »<br />
 &#8211; « Tu l’aimes ? Tu es capable d’aimer une femme, toi ? »<br />
 Alternant comédie et drame psychologique, ce grand classique du cinéma français qualifié de « Tourbillon étincelant de jeux d’amour et d’humour » par un critique, permet aussi de découvrir à un âge inhabituel des acteurs comme Claude Rich, Brigitte Bardot, Yves Robert et Jacqueline Maillan.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>le profil Ennéagramme Quatre en sous-type Survie</title>
		<link>http://www.cee-enneagramme.eu/2009/08/le-profil-enneagramme-quatre-en-sous-type-survie/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 20:35:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cee-enneagramme.eu/?p=280</guid>
		<description><![CDATA[au travers du film Into the Wild, 2008,
 de Sean Penn avec Sean Penn
L’histoire
D’après une histoire vraie. Christopher MC Candless a 22 ans et de brillants diplômes, qui lui ouvrent les portes de l’Université d’Harvard et une vie professionnelle toute tracée. Animé par une soif d’absolu, il plaque tout du jour au lendemain pour partir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-447" title="film_into-the-wild" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/film_into-the-wild.jpg" alt="film_into-the-wild" width="200" height="300" />au travers du film <strong><big>Into the Wild, </big></strong>2008,<br />
 <em>de Sean Penn avec Sean Penn</em></p>
<p><big><strong>L’histoire</strong></big></p>
<p>D’après une histoire vraie. Christopher MC Candless a 22 ans et de brillants diplômes, qui lui ouvrent les portes de l’Université d’Harvard et une vie professionnelle toute tracée. Animé par une soif d’absolu, il plaque tout du jour au lendemain pour partir à l’aventure, seul, vers des expériences aussi intenses qu’authentiques. La critique du Parisien est éloquente :«  À la fois passionnant et bouleversant, dramatique et inspiré, ce film vous laissera à jamais un souvenir inoubliable ».</p>
<p><big><strong>Le profil Ennéagramme Quatre</strong></big></p>
<p>Une première citation de Lord Byron, pendant le générique, donne le ton :<br />
 <em>Il est au sein des bois un charme solitaire<br />
 Un pur ravissement aux confins du désert<br />
 Et de douces présences où nul ne s’aventure<br />
 Au bord de l’océan qui gronde et murmure<br />
 Sans cesser d’aimer l’homme, j’adore la Nature. </em></p>
<p>Et puis, il y a le fond du film :la quête. Quête du soi, quête du Graal, quête de l’intensité de l’instant, de l’authenticité.</p>
<p>D’autres indices soulignent le côté décalé du profil Ennéagramme Quatre qui recherche la vérité en dehors des sentiers battus, dans une certaine marginalité. Il n’a jamais eu de téléphone, considère que l’argent et le pouvoir sont des illusions, souhaite quitter ce monde d’abstractions, de fausse sécurité et de matérialisme, toutes choses qui le coupent de la réalité de son existence. Il cherche un moyen pour échapper à l’oppression, à la loi et aux tracasseries. C’est un idéaliste, un émotionnel fasciné par les héros de ses livres. Il considère « qu’admettre que la vie humaine soit gouvernée par la raison, c’est détruire toute possibilité de vie. » Le film nous raconte sa descente vers ses profondeurs intérieures, parsemée de moments d’extase, de plénitude absolue entre ciel et terre.</p>
<p><big><strong>Le sous type survie</strong></big></p>
<p>Avant d’être une illustration du profil Ennéagramme Quatre, le film est une merveilleuse illustration du sous-type survie. Le rapport avec la nature est constant, il est question de la gestion du chaud et du froid, d’alimentation naturelle, de chasse, de pêche. Dans ce sous-type, il y a deux formes : ceux qui cherchent à accumuler des biens pour sécuriser leur inquiétude matérielle et ceux qui choisissent de se contenter du minimum. Nous sommes clairement ici dans la deuxième catégorie. Tout renier de la société capitaliste : argent, cartes de crédit, voiture. Se dépouiller : « On ne saurait nier que l’errance m’a toujours exalté. » À Los Angeles, On voit Christopher se confronter, par choix, au vagabondage, à la rue, au dénuement : « C’est un mystère qu’on ait tant de besoins. » Du sous-type survie, on retiendra aussi la recherche du bien-être, d’abord pour soi-même. Il y a quelques relations humaines dans ce film, mais la quête de Christopher est, d’abord, solitaire : « Vous avez tort de croire que la joie de vivre tient principalement aux rapports humains, Dieu l’a mise dans tout ce qui nous entoure, dans chaque détail de la vie quotidienne. » Finalement, après moult événements, Christopher va oser dépasser sa fascination pour la survie et déclarer : « Le véritable bonheur ne peut être que partagé. »</p>
<p><big><strong>L’alliance du profil Ennéagramme Quatre et du sous-type Survie</strong></big><big><strong> :</strong></big> Les mots clé, ici, sont Intrépidité et Témérité. En clair, se mettre dans des situations pouvant mettre en péril sa sécurité matérielle. Pour engendrer des moments d’exaltation exceptionnels. Sa sœur avait compris qu’un jour, il quitterait le système : « Je savais que, quand il partirait, il le ferait avec sa démesure coutumière. » Une sorte de capacité à envoyer balader l’existant sur un coup de tête, notamment pour l’intensité du choc émotionnel de la rupture. Les situations extrêmes se succèdent, dont la descente du Colorado en kayak sans aucune expérience alors qu’il a peur de l’eau, ne sait pas nager… et que les rapides sont si dangereux qu’un guide est recommandé.</p>
<p><big><strong>Ce qui m’a touché :</strong></big></p>
<p>La détermination de Christopher à ne rien vouloir lâcher de sa démarche tant qu’il n’aura pas traversé ses abîmes intérieurs. Cette volonté démesurée à refuser de se contenter de ce qui facilement accessible. Quelque part, je trouve admirable cette soif d’absolu. Même si je trouve que, dans cette histoire, le prix à payer est souvent élevé. J’ai été également ému par ce rythme assez lent, marqué par le temps qu’il faut aux mots pour remonter du fond du cœur, pour mettre en forme la vérité de l’instant. La confrontation avec la nature est également bouleversante et d’une intensité sauvage. Souvent lent, Into the Wild est un film fort, rude et beau. Il propose un éclairage original de la nature humaine, alternant la satisfaction du petit moi et l’accueil d’une dimension supérieure de l’être.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le profil Ennéagramme Six, sous-type tête-à-tête et le profil Ennéagramme Neuf, sous-type tête-à-tête</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 20:35:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[
 
au travers du film Le Retour de Martin Guerre,
 de Daniel Vigne, 1981 avec Nathalie Baye et Gérard Depardieu
L’histoire
D’après une histoire vraie.
 1542, sous le règne de François 1er, village d’Artigate, comté de Foix, en France.
 Après avoir quitté le domicile familial sans prévenir, alors qu’il était marié et père, un jeune homme, Martin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
 </strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-453" title="film_martin-guerre" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/film_martin-guerre.jpg" alt="film_martin-guerre" width="169" height="227" />au travers du film <strong><big>Le Retour de Martin Guerre,<br />
 </big></strong><em>de Daniel Vigne, 1981 avec Nathalie Baye et Gérard Depardieu</em></p>
<p><big><strong>L’histoire</strong></big></p>
<p>D’après une histoire vraie.<br />
 1542, sous le règne de François 1er, village d’Artigate, comté de Foix, en France.<br />
 Après avoir quitté le domicile familial sans prévenir, alors qu’il était marié et père, un jeune homme, Martin Guerre, revient chez lui après huit ans d’absence. Son père et sa mère sont décédés. Retrouvailles avec les autres villageois, avec sa femme, avec ses proches. Il dit qu’il était à la guerre, en Flandres, en Espagne et ailleurs. Après quelque temps, il a repris son travail aux champs, est apprécié de tous, mais il se querelle avec son oncle, propriétaire des terres auquel il demande des comptes sur « son bien qui a fait du fruit pendant ses années d’absence ». Puis, plusieurs indices laissent entrevoir qu’il n’est peut-être pas celui qu’il prétend. L’affaire devient juridique et Jean de Caurasse, Conseiller au Parlement de Toulouse, est mandé à Artigate pour cette affaire de possible usurpation d’identité.</p>
<p><big><strong>Le cadre général du film</strong></big><big><strong><br />
 </strong></big></p>
<p>L’atmosphère du film est imprégnée d’énergie Quatre. On est dans du vrai, dans de l’authentique, du beau : reconstitution historique provenant de l’analyse de documents d’époque. Énorme soin sur la reproduction des costumes, des us et coutumes (la cérémonie de mariage, la fête de la Chandeleur, la rebouteuse qui soigne, le travail à la ferme), lumière à la lueur des chandelles lors de la veillée, musique avec airs de l’époque et « vrais » instruments. On n’est pas dans les montages d’Hollywood ! On est dans un petit village de l’Ariège, qui a été aménagé et soigneusement décoré : un vrai cours d’histoire avec les couleurs et les odeurs de la bonne vieille terre de France.</p>
<p><big><strong>Le profil Ennéagramme Six contre-phobique</strong></big><big><strong><br />
 </strong></big></p>
<p>Le rôle principal est un rôle de rebelle. Martin allie une certaine douceur chaleureuse propre à nombre de Six, avec un côté antiautoritaire. Novateur, il a une nouvelle vision du métier : planter de l’orge alors que personne n’y a encore pensé. Chaque fois qu’il est pris à partie, il a le sens de la répartie vif, acide. Dès qu’il se sent en danger, il défie par un verbe agile. Acculé par la peur, il attaque. Le personnage joue sur le doute, avec des éléments paranoïaques : « Il y a un complot terrible contre moi, de ma propre famille. » Plus loin : « Pourquoi je me serais fait passer pour un autre ? ». « La preuve qu’il est payé, c’est qu’il n’arrive que maintenant. »<br />
 En psychologie, il est généralement considéré que les troubles de l’identité concernent davantage les profils Trois que les autres. Mais je ne pense pas que ce soit le cas, ici. On a affaire à un homme qui prend des risques, et quels risques : cette histoire d’imposture, à l’époque, c’est la peine de mort. Dans l’explication donnée dans le film, on est sur une piste Six ou Sept : « Je l’ai connu à la guerre, il m’a parlé de sa femme, de son fils et de sa maison. Et puis, un jour, j’ai rencontré deux hommes qui m’ont pris pour lui et qui m’ont dit : « Salut Martin ! C’est ça qui m’a donné l’idée. J’ai songé : pourquoi pas moi, à sa place… Je me suis renseigné de droite et de gauche. Martin m’avait dit qu’il ne rentrerait pas… » Suit le reste de l’explication sur ses motivations. Le schéma demeure le même : il n’a pas fait ça pour l’argent, ni pour le confort. Il l’a fait par défi, comme les Six contre-phobiques qui jouent souvent  à des jeux dangereux : Chiche ? Même pas peur ! « Je n’ai pas besoin de conseiller pour me défendre. » La peur donne du courage, de l’habileté. Je ne pense pas qu’un profil Sept aurait pris de tels risques pour s’amuser. Il aurait trouvé parmi ses nombreuses autres possibilités un support moins risqué pour se faire plaisir.</p>
<p><big><strong>Le sous type Ennéagramme en tête-à-tête</strong></big><big><strong><br />
 </strong></big></p>
<p>Là, tout y est : le regard à l’œil brillant :« Quand il me regardait, je ne pouvais pas bouger, j’avais l’impression de brûler », la focalisation de l’attention, le charisme. Lors de la veillée, comme lors du procès, il sait concentrer l’attention sur lui. Ses récits de bataille, lors de la veillée, sont un grand moment de cinéma par le cadre, la lumière, mais aussi par sa forte présence.</p>
<p><big><strong>L’alliance du profil Ennéagramme Six avec le sous-type en tête-à-tête</strong></big><big><strong><br />
 </strong></big></p>
<p>Le mot clé ici est « Force-Beauté ». La force, c’est le courage d’affronter le danger, d’affronter ses peurs. Une force intérieure qui soulève des montagnes, une transformation de sa peur en force.</p>
<p>Ici, Gérard Depardieu incarne plutôt la force. Soi-disant sûr de lui, il dégage une énergie puissante, qui pourrait faire penser à celle d’un Huit. C’est d’ailleurs la principale faille de l’Ennéagramme, cette ressemblance possible entre Six contre-phobique et Huit. Seule la motivation intérieure peut nous éclairer, puisque, de l’extérieur, pas mal de paramètres se ressemblent.</p>
<p>Cette idée de force ressort plusieurs fois : « Il s’est transformé, sa corpulence a changé, il est devenu plus fort. » Mais cette force ressort également dans ses capacités mentales : « La mémoire de cet homme semble infinie…. Comment peut-il savoir tout ce qu’il sait ? Comment peut-il avoir réponse à tout ?&#8230; C’est un habile bavard… »</p>
<p>Une chose est claire : Martin pense vite, assimile les informations à la vitesse du vent et est capable de s’en resservir aussi sec.</p>
<p><big><strong>Le profil Ennéagramme Neuf</strong></big><big><strong><br />
 </strong></big></p>
<p>Pour les praticiens de l’Ennéagramme, je me demande si le personnage le plus intéressant du film n’est pas Bertrande de Rols, la femme. C’est un cas d’école plutôt sympathique de la problématique du profil Neuf : la paresse. Un beau matin, Bertrande voit arriver un gars dont, dès le premier coup d’œil, elle sait très bien que ce n’est pas son mari. Et pourtant, elle ne dit rien. Pourquoi ? Problématique Neuf typique : comme je  ne sais pas quoi faire, je me tais. Paresse de ne pas oser exprimer son point de vue. Cela pourrait engendrer trop de vagues. Donc, attendons. Peut-être le temps résoudra t-il les choses… Qui sait ? N’oublions pas non plus les considérations socioculturelles de l’époque. Au XVIe siècle, que vaut l’avis d’une femme contre l’opinion d’autres hommes qui, eux, ont reconnu Martin ? Même sans être de base neuf, la situation n’est pas simple, alors, pour une femme.<br />
 Plus tard, quand l’oncle porte plainte pour usurpation d’identité, il suffirait qu’elle se lève et s’écrie : « Stop. C’est bien mon mari. Je le sais, j’en suis sûre. Personne d’autre que moi ne peut en être aussi sûre. » Et l’affaire serait pliée. Mais, en base Neuf, pas si simple de se lever pour proclamer son point de vue, surtout contre celui de l’oncle qui l’impressionne. Donc elle se tait. Condamnant déjà Martin ou, tout au moins, aggravant ainsi le chef d’inculpation, par son silence.<br />
 Plus tard, l’oncle rédige un faux, prétendant que Bertrande a signé d’une croix la déclaration d’imposture. Elle n’a rien fait de tel, mais, là encore, elle se tait. Il suffirait qu’elle déclare que c’est un faux, qu’elle peut le prouver, puisque entre temps, elle a appris à signer de son nom. Elle ne bouge pas. Paresse encore. Elle n’arrive pas à s’exprimer dans un contexte conflictuel.</p>
<p>Plus tard, elle retrouvera la force de dire qu’on l’a forcé à se taire… mais il est trop tard. Ce manque de force intérieure à oser braver dans l’instant son inertie pour parler va être fatal à son compagnon.</p>
<p><big><strong>Le sous type Ennéagramme en tête-à-tête</strong></big><big><strong><br />
 </strong></big></p>
<p>Peu d’éléments, si ce n’est leur histoire d’amour et les regards qu’ils échangent. L’un comme l’autre ont validé le fait, que, dès le lendemain de leur nuit de retrouvailles, ils n’avaient plus la force de révéler à quiconque la supercherie. Elle est heureuse, elle se tait. Question du Conseiller Jean de Caurasse : « Vous vous êtes aimé ? » « Oui… » Mais on sent bien que ce n’était pas de l’amour plan plan, mais plutôt une relation embrasée.</p>
<p><big><strong>L’alliance du profil Ennéagramme Neuf avec le sous-type en tête-à-tête</strong></big><big><strong><br />
 </strong></big></p>
<p>Les mots-clé sont Union/Fusion. Entendez : fusion avec les desiderata du partenaire. Bertrande va d’autant moins s’exprimer qu’elle fusionne avec ses besoins, ses désirs à lui. Et lui souhaite continuer l’anonymat. Bonne raison de plus pour ne pas se demander ce qu’elle voudrait, elle. Il est heureux, elle est heureuse. Donc, elle se tait.</p>
<p><big><strong>Ce qui m’a touché </strong></big><big><strong><br />
 </strong></big></p>
<ul>
<li>L’alliance de force et de fragilité dans le personnage de Depardieu. Rarement la combinaison des mots Force et Beauté s’est incarnée aussi éloquemment.</li>
<li>L’illustration de la peur comme support de créativité, d’ingéniosité.</li>
<li>L’histoire d’amour dans un contexte particulier.</li>
<li>Le personnage de Jean de Caurasse, également de profil Neuf, semble t-il, qui, dans un premier temps, essaie de trouver le moins mauvais jugement à rendre dans cette histoire compliquée.</li>
<li>L’homogénéité des décors, des costumes, de la musique et de quelques expression en vieux français qui sentent bon le pays d’Oc et qui donnent au film une émotion intense.</li>
</ul>
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		<title>Un homme et une femme</title>
		<link>http://www.cee-enneagramme.eu/2009/08/un-homme-et-une-femme/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 20:35:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Le profil Ennéagramme 5 
Le profil Ennéagramme 9
au travers du film Un homme et une femme,
 de Claude Lelouch, 1966, avec Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant
L’histoire
Anne, secrétaire de plateau de cinéma, ne peut oublier son mari, cascadeur, mort dans un accident. Jean-Louis, coureur automobile, est également veuf. Ils ont tous les deux la trentaine et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le profil Ennéagramme 5 </strong></p>
<p><strong>Le profil Ennéagramme 9</strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-455" title="film_un-homme-une-femme" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/film_un-homme-une-femme.jpg" alt="film_un-homme-une-femme" width="110" height="152" />au travers du film <strong><big>Un homme et une femme,</big></strong><br />
 <em>de Claude Lelouch, 1966, avec Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant</em></p>
<p><big><strong>L’histoire</strong></big></p>
<p>Anne, secrétaire de plateau de cinéma, ne peut oublier son mari, cascadeur, mort dans un accident. Jean-Louis, coureur automobile, est également veuf. Ils ont tous les deux la trentaine et un enfant. Ils se rencontrent à l’internat de Deauville où ils laissent leurs enfants.</p>
<p><big><strong>Le cadre général du film</strong></big></p>
<p>L’atmosphère du film oscille entre Neuf et Cinq. D’une part, le film est d’une douce lenteur, d’autre part, les dialogues sont minimalistes :</p>
<p>. « Je ne connais pas votre téléphone. »</p>
<p>. « Montmartre 15 40. »</p>
<p>. « Bonsoir . »</p>
<p>. « Bonsoir. »</p>
<p>Le scénario tient en quatre lignes et pourtant, le film tient toujours, même s’il a, quarante ans après, quelque chose d’un peu désuet. En revanche, l’intimité du sous-type en tête-à-tête est omniprésent.</p>
<p><big><strong>Le profil Ennéagramme Cinq</strong></big></p>
<p>Jean-Louis parle peu, pose des questions directes, ne s’offusque pas quand il n’obtient pas de réponse.  Le silence n’est pas gênant, au contraire. Il a une sorte de maladresse dans l’expression verbale. Quand il doit passer un coup de fil pour formuler sa demande d’un premier rendez-vous, il demande à la standardiste de ne le lui passer que dans cinq minutes… histoire d’avoir le temps de se préparer.</p>
<p>Sa demande d’aller plus loin dans la relation va passer par toutes sortes de messages intimistes, plutôt que par des déclarations verbales : regard, deux doigts sur le dossier d’une chaise et le dos d’Anne qui effleure sa main…  Il s’arrange pour que s’installe une proximité tendre, dans la plus grande économie de mots possible :</p>
<p>« Je ne serai pas là la semaine prochaine. Je pars faire le rallye de Monte-Carlo. Mais, à mon retour, je fais Montmartre 15 40. »</p>
<p>« Je voudrais la note du 41, et aussi les horaires des prochains trains pour Paris. » Essayez de faire passer la même information en moins de mots, c’est difficile !</p>
<p>«  Où est-ce que je vous dépose, à Paris ? »</p>
<p>« Rue Lamarck »</p>
<p>« Où est-ce la rue Lamarck »</p>
<p>« Dans le XVIIIe »</p>
<p>Quand il doit rompre avec sa précédente conquête, il n’arrive pas à lui parler directement. Alors, il va faire parler le journal. Il va lui annoncer qu’il a rencontré quelqu’un ce même jour à Deauville en faisant comme si c’était écrit dans le journal. Cela réduit son intensité émotionnelle qui pourrait devenir débordante, s’il devait parler à la première personne en commençant ses phrases par « Je » : « Jean-Louis Duroc a rencontré aujourd’hui à Deauville une jeune Parisienne… »</p>
<p>Quand on le voit piloter sa voiture de rallye ou énoncer les virages à son coéquipier, les mots tombent avec concision et froideur : « Gauche serré… ». Ce n’est pas tant le raccourci des mots qui surprend dans ces circonstances, que le ton, qui pourrait faire penser à la rigidité du point Un.</p>
<p>À plusieurs reprises, quand il est seul sur la route, on entend ce qu’il se raconte mentalement. Il fait des scénarii sur ce qu’il va advenir. Schéma classique de dialogue intérieur des profils Cinq-Six-Sept qui se font des films dans leurs têtes, inquiets de ne pas pouvoir connaître à l’avance, le futur proche.</p>
<p><big><strong>Le profil Ennéagramme Neuf</strong></big></p>
<p>Il y a de la langueur chez Anne, une sorte de douceur tranquille. Par ailleurs, sa gestion du temps est relative :<br />
 « En général je ne suis pas très précise, il arrive que je rate le dernier train pour Paris. »<br />
 . « Et alors ? »<br />
 . « … Je dors à Deauville. »<br />
 C’est comme ça ! Un côté un peu fataliste. D’autres profils seraient furieux ou contrariés ou inquiets. Là, rien d’autre qu’une tranquille acceptation de la chose.<br />
 Pour elle non plus, les silences ne sont pas gênants. Là encore, c’est comme ça, elle fait avec. Quand elle ne veut pas répondre, elle ne répond pas. Pas grave…<br />
 « Que fais donc votre mari ? »<br />
 . … Silence…</p>
<p>Autre stratagème Neuf : répondre « Oui » en faisant comprendre que la réponse est plutôt « Non » :<br />
 . « Vous avez entendu parler d’Ascari ? »<br />
 . « Euh… oui…. Je crois… »<br />
 C’est dit si gentiment que l’on comprend bien qu’elle ne connaît pas Ascari, qu’elle a du mal à dire non, et qu’elle est disposée à ce qu’il poursuive.</p>
<p>Dernier subterfuge Neuf pour ne pas répondre directement :<br />
 . « Pourquoi pensez-vous que l’on ne prend pas le cinéma au sérieux ? »<br />
 . « Je ne sais pas, moi, peut-être parce que… »</p>
<p>Dans les dialogues, comme dans son attitude générale, il y a une certaine passivité. Elle laisse l’autre prendre les initiatives. Plus suiveuse et complice que génératrice de l’impulsion.</p>
<p>Autre indice Neuf : la difficulté à choisir, à cerner la priorité immédiate. Au restaurant, devant la carte, elle hésite longuement puis, finalement lui demande à lui : « Je ne sais pas, qu’est-ce que je prends ? »</p>
<p><big><strong>Les sous-types ennéagramme</strong></big></p>
<p>Deux options. Soit on considère qu’il s’agit de sous-types survie dans une situation exceptionnelle de « tomber amoureux » qui a toutes les caractéristiques du tête-à-tête. Ou, on considère qu’il s’agit de sous-types en tête-à-tête. Son métier à lui : pilote de course laisse les deux options ouvertes.<br />
 S’il est d’un sous-type survie, il va apprécier son métier pour le rapport aux sens : la sensation du vent sur son visage, le bruit du moteur qui feule, les vibrations de la voiture qui se transmettent à son corps, la lumière de la nuit, celle du petit matin, l’odeur de l’huile chaude. Les détails techniques vont l’intéresser : carburateur…<br />
 S’il est en tête-à-tête, il va aimer son métier pour l’intensité, pour ces moments rares qui font battre le cœur, pour alimenter le côté narcissique, conscient qu’il exerce une profession hors du commun.<br />
 Il y a en lui une sensibilité fine, quelque chose de délicat. Qui est de l’ordre de la base Cinq ou du sous-type en tête ?<br />
 Plus généralement, il y a ces regards denses et une certaine vivacité pimpante par moments qui ferait plutôt penser au tête-à-tête.<br />
 Pour Anne, il y a beaucoup plus d’éléments « Union/Fusion » propres au tête-à-tête que d’éléments survie de « l’appétit ». Exemple :<br />
 . « J’ai passé une semaine au Brésil sans jamais y avoir été. » En fait son mari revenait du Brésil et il lui a fait vivre l’ambiance de là-bas, via la Samba et autres récits folkloriques. En clair, elle a fusionné avec ce qu’il lui racontait de là-bas. Ella a été capable de s’abandonner à l’ambiance qu’il décrivait. Ne plus faire qu’un avec.</p>
<p><big><strong>Ce qui m’a touché<br />
 </strong></big></p>
<ul>
<li>Les images. On ne filme plus comme ça aujourd’hui. Il y a une saine alternance des plans rapprochés qui donnent de l’intimité avec des plans plus lointains pour faire comprendre la situation.</li>
<li>Le rapport à l’intimité. Sur la plage, dans le restaurant, dans la chambre, dans la voiture. Une proximité charnelle sans même se toucher. Quelque chose de délicat, de prude, au-delà des mots.</li>
<li>La description de ces deux êtres qui sont encore bien fragiles à l’intérieur, alors qu’ils donnent l’impression d’assurer normalement à l’extérieur.</li>
<li>Le tempo, parfois insoutenable de lenteur, dans lequel l’épaisseur de l’émotion va pouvoir s’incarner.</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Le Profil Ennéagramme Cinq sous-type Survie</title>
		<link>http://www.cee-enneagramme.eu/2009/08/le-profil-enneagramme-cinq-sous-type-survie/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 20:35:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[au travers du film À la rencontre de Forrester, 2001
 de Gus van Sant, avec Sean Connery, F. Murray Abraham
L’histoire
Dans un quartier du Bronx, un jeune noir, Jamal, partage son temps entre deux passions : le basket-ball et l&#8217;écriture. Au moment où ses talents lui ouvrent les portes de la très célèbre école de Mailor, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-449" title="film_a-la-rencontre-de-forrester" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/film_a-la-rencontre-de-forrester.jpg" alt="film_a-la-rencontre-de-forrester" width="240" height="240" />au travers du film <strong><big>À la rencontre de Forrester, </big></strong>2001<br />
 <em>de Gus van Sant, avec Sean Connery, F. Murray Abraham</em></p>
<p><big><strong>L’histoire</strong></big></p>
<p>Dans un quartier du Bronx, un jeune noir, Jamal, partage son temps entre deux passions : le basket-ball et l&#8217;écriture. Au moment où ses talents lui ouvrent les portes de la très célèbre école de Mailor, il fait la rencontre d’un écrivain bourru et mystérieux reclus et  misanthrope : William Forrester. Autrefois auteur d’un best seller de la littérature, il n&#8217;a plus rien écrit depuis trente ans et s&#8217;est réfugié dans l&#8217;anonymat…<br />
 Tout oppose le vieil homme et ce jeune garçon : leur âge bien sûr, mais aussi leur éducation, leur culture, jusqu&#8217;à leur couleur de peau. Le film raconte leur rencontre et le développement de leur amitié.</p>
<p><big><strong>Le profil Ennéagramme Cinq</strong></big><big><strong><br />
 </strong></big></p>
<p>J’ai toujours pensé que les sous-types et les mécanismes de défense faisaient partie des informations les plus importantes de l’ennéagramme. Ici, William est une incarnation du mécanisme de l’isolation. Blessé par la vie, son réflexe du Cinq est le reflux, le repli sur soi. S’isoler dans sa tête, se couper de ses émotions et de ses ressentis physiques. Dans certains cas, notamment pour les sous-types survie, cette isolation est également matérielle. Ici, William habite dans le même appartement depuis des dizaines d’années et n’en sort plus jamais. Il se fait livrer livres et nourriture à domicile et passe  une partie de son temps à observer la vie du quartier avec des jumelles. Personne ne le voit non plus, il s’abrite derrière des voilages quand il se met à sa fenêtre, au point que les jeunes qui jouent au basket sous ses fenêtres l’ont surnommé « Rideau ». Personne ne l’a jamais vu et le mouvement du voilage est la seule manifestation de son existence.  Ce phénomène d’isolation est donc à son paroxysme ici.<br />
 Plus tard, dans le film, on retrouve une autre dimension du Cinq : la minimalisation. Se contenter du minimum pour vivre, gérer la dépense d’énergie, limiter les contacts émotionnels. Au niveau verbal, cela donne une expression sobre. Utiliser le minimum de mots pour exprimer ce que l’on a à dire. Ici, les deux premières rencontres sont non verbales, les suivantes se passent de part et d’autre d’une porte, William regardant par l’œilleton de sa porte ; l’invitation à pénétrer dans son domicile se fait par l’ouverture de la porte, sans un mot.</p>
<p><big><strong>Le sous type survie</strong></big><big><strong><br />
 </strong></big></p>
<p>Le sous-type survie est d’abord centré sur lui, sur son corps, sur sa sécurité, sur son territoire, sur ses biens. Ici, les droits d’auteur de William semblent lui rapporter suffisamment pour contenter ses besoins matériels. Le bien-être corporel est donc assuré. Le territoire va s’étendre à tout ce qu’il peut voir derrière ses rideaux, avec ses jumelles. Il s’agit donc, peu ou prou, de la vie du quartier. Très caractéristique du sous-type survie, dont l’intérêt va aller d’abord sur la proximité géographique avant, éventuellement, d’aller au delà.</p>
<p><big><strong>L’alliance du profil Ennéagramme Cinq et du sous-type Survie </strong></big><big><strong><br />
 </strong></big></p>
<p>Ici, type et sous-type vont dans le même sens : indépendance matérielle, retrait sur le foyer, minimalisation des contacts avec la société. Le mot clé associé à ce profil est Château-Fort. L’appartement sert de refuge pour se ressourcer, se protéger du reste du monde, assurer sa sécurité. Pour en revenir à l’isolation, là où les deux autres sous-types du profil ennéagramme Cinq, se contenteraient d’une isolation mentale par rapport aux autres, en survie, l’isolation est également « territoriale ».</p>
<p><big><strong>Ce qui m’a touché </strong></big><big><strong><br />
 </strong></big></p>
<ul>
<li>La  sensibilité du Cinq. En fait, son mécanisme d’isolation n’est qu’un moyen de se protéger d’une vive sensibilité. Ce film est un hommage au courage du Cinq qui accepte de sortir de son château-fort pour retrouver sa vulnérabilité et oser reprendre pied dans les réalités du monde. Le chemin l’amène à dépasser vieilles peurs et à pacifier d’anciennes blessures. Le mode relationnel simple et clair, une fois le contact établi.</li>
<li>Le côté prude de ce profil, capable de partager des émotions sans nécessairement le support des mots.</li>
<li>Le personnage de Jamal, qui nous montre comment nouer contact avec ce profil ennéagramme Cinq survie : progressivement, avec une saine honnêteté intellectuelle.</li>
<li>La combinaison entre une vie intellectuelle riche et une forme d’humanité tendre, sans condescendance.</li>
<li>Le passage au point Huit, avec une expression de colère percutante, décalée par rapport à la distance habituelle du profil.</li>
<li>La dernière partie du film où le Cinq doit donner de sa générosité pour sauver un ami et qui le fait, émotionnellement impliqué, avec cette forme de non attachement du Cinq incarné.</li>
</ul>
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		<title>le profil Ennéagramme Un, sous-type Tête-à-tête</title>
		<link>http://www.cee-enneagramme.eu/2009/08/le-profil-enneagramme-un-en-sous-type-tete-a-tete/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 20:35:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[au travers du film Le Goût de la vie de Scott Hicks, 2007
 avec Catherine Zeta-Jones et Aaron Eckart.
L’histoire : Kate est un chef cuisinier qui a entièrement structuré sa vie en fonction de son travail. Le décès de sa sœur la contraint à prendre en charge et à élever sa nièce, Zoé, dix ans. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-442" title="film_gout-de-la-vie" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/film_gout-de-la-vie.png" alt="film_gout-de-la-vie" width="120" height="160" />au travers du film <strong><big>Le Goût de la vie</big></strong> de Scott Hicks, 2007<br />
 <em>avec Catherine Zeta-Jones et Aaron Eckart.</em></p>
<p><big><strong>L’histoire</strong></big> : Kate est un chef cuisinier qui a entièrement structuré sa vie en fonction de son travail. Le décès de sa sœur la contraint à prendre en charge et à élever sa nièce, Zoé, dix ans. L’apparition de cette enfant va commencer à bouleverser l’organisation de sa  vie.  L’arrivée d’un nouveau sous-chef dans sa cuisine va également contribuer à fissurer les certitudes bien ordonnées du profil UN.</p>
<p><big><strong>Le profil Un</strong></big> de Kate se voit  à plusieurs niveaux : un côté raide, rigoureux, méticuleux qui ne sait pas lâcher prise ; un ton raide, un peu dur, voire cassant par moments ; une énorme réticence à déléguer, puisque l’autre risque de ne pas faire aussi bien ; et des principes…<br />
 « J’évite de sortir  avec les gens de mon immeuble, c’est une règle !&#8230; Et alors c’est mal de s’imposer les règles ? Ce n’est pas comme si j’essayais de tout contrôler, c’est juste que je préfère que les choses se passent sans anicroche, c’est pour ça que je finis par tout faire moi-même… »<br />
 Une sensibilité à vif quand on remet la qualité de son travail en question :<br />
 « Le client demande que cette pièce de bœuf soit recuite…<br />
 &#8211; Il est cuit comme il faut !<br />
 &#8211; Vous ne pouvez pas faire une scène à chaque fois que quelqu’un critique votre cuisine ! »<br />
 Son côté raide s’avère parfois pesant:<br />
 Pour sa directrice  « Essayez de faire un effort et l’accepter comme il est, il est juste exubérant et un peu de fantaisie ne vous ferait pas de mal… »<br />
 Pour son collaborateur : « Tu sais Kate, c’est nécessaire de lâcher prise, j’espère que tu t’en rendras compte un jour. »<br />
 Et pour sa nièce : « Tu sais, tu ne devrais pas te forcer à faire autant d’efforts avec moi. »<br />
 Sentiment d’incompétence devant son nouveau rôle de mère adoptive qu’elle n’a pas eu le temps d’apprendre : « Je sais bien que je ne fais pas bien, mais je te promets que je fais le maximum. » « Je ne sais pas m’y prendre avec les enfants, il doit y avoir des gens mieux adaptés que moi. »</p>
<p><big><strong>Le sous-type en tête-à-tête</strong></big> se voit, plutôt dans la deuxième partie du film, dans le côté passionné, mais aussi dans le regard intense, ainsi que dans un côté séducteur malgré soi.<br />
 La première scène, pendant le générique, est assez symptomatique de l’aspect « union/fusion » du sous-type tête-à-tête avec ce qu’il vit. Kate narre à son thérapeute une recette de caille aux truffes et elle est tellement « en présence à ce qu’elle dit » qu’elle-même et la recette « se confondent ». Le thérapeute, qui est pourtant son interlocuteur, est là sans vraiment être là pour elle. Elle est focalisée à 100% sur l’objet de son attention. La scène est assez rare, parce que le ton de la voix est moins « passionné » qu’il l’est traditionnellement quand les sous-types tête-à-tête sont intensément branchés sur ce qui les fait vibrer.<br />
 Le second rôle, Nick, est également clairement en tête-à-tête.<br />
 <big><br />
 <strong>Une interprétation du film</strong></big> pourrait être l’évolution du Un. La dynamique des flèches intervient clairement et le profil Un va s’enrichir des deux côtés. La facette Quatre va s’ouvrir : profondément secouée par le décès de sa sœur, déstabilisée par l’arrivée de sa nièce dans sa vie, Kate va voir émerger des émotions qu’elle va accepter et qui vont ébranler  le « contrôle à tout prix » du Un. Le film offre une scène humoristique illustrant le profil Un complètement désemparé par une émotion lorsque, durant un rendez-vous d’affaires, sa collaboratrice enceinte perd les eaux. Prise par surprise devant un événement fort provoquant une situation un peu chaotique, Kate, émotionnellement touchée malgré elle, flotte un moment avant de prendre la situation en main.<br />
 La facette Sept va également s’ouvrir progressivement : plaisir de jouer à des jeux simples comme la bataille de polochons, le monopoly, le mikado. Kate va réapprendre le plaisir, le sens de l’humour, la légèreté de vivre…</p>
<p><big><strong>Un autre point de vue</strong></big>, sans exclure cette idée, est le paradoxe du profil Un sous-type tête-à-tête. Ce profil offre une ambivalence. Le côté Un : un certain conservatisme, une volonté à répéter le schéma qui semble juste, un désir « d’écrire un livre de recettes pour la vie, qu’il suffirait d’appliquer »…. s’oppose parfois au sous-type tête-à-tête, plus spontané, plus imprévisible, plus passionné par l’instant que par la rigueur ou les principes. Le film nous propose ces deux aspects l’un après l’autre, mais dans la réalité, les personnes de ce profil voient les deux cohabiter en eux. Souvent, ils vont ressentir une tension intérieure due à deux dynamiques contraires : le « aller vers » du tête-à-tête s’oppose au « freinons les impulsions et la spontanéité » du Un.</p>
<p><big><strong>Ce qui m’a touché :</strong></big> le film est à la fois tendre et grave, léger et émouvant. La métamorphose du personnage principal est touchante et crédible. Les différentes manifestations du travers principal sont traitées avec humour et la sensibilité de ce profil joliment mise en scène. L’irruption de la nièce de dix ans peut être interprétée comme la métaphore d’un signe que l’enfant intérieur donne au Un adulte pour l’amener à réapprivoiser cette partie de lui-même.</p>
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		<title>Le profil Ennéagramme Six contrephobique, sous-type tête-à-tête</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 20:35:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[au travers du film Erin Brockovich, 2000
 de Steven Soderbergh, avec Julia Roberts, Aaron Eckart, Albert Finney
L’histoire
D’après une histoire vraie.
 Petite ville des Etats-Unis. Années 1980. Une jeune femme sans emploi, sans formation, sans mari et mère de trois enfants convainc un avocat de l’embaucher. Elle se forme sur le tas, hérite par hasard d’un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-451" title="film_erin-brockowich" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/film_erin-brockowich.jpg" alt="film_erin-brockowich" width="208" height="295" />au travers du film <strong><big>Erin Brockovich, </big></strong>2000<br />
 <em>de Steven Soderbergh, avec Julia Roberts, Aaron Eckart, Albert Finney</em></p>
<p><big><strong>L’histoire</strong></big></p>
<p>D’après une histoire vraie.<br />
 Petite ville des Etats-Unis. Années 1980. Une jeune femme sans emploi, sans formation, sans mari et mère de trois enfants convainc un avocat de l’embaucher. Elle se forme sur le tas, hérite par hasard d’un dossier compliqué, met le nez dedans, pose des questions, va voir les personnes concernées, mène sa propre enquête et soulève un lièvre : une multinationale a utilisé un produit toxique interdit, a pollué une ville où plusieurs centaines d’habitants sont atteints de graves maladies, séquelles de cette pollution.</p>
<p><big><strong>Le profil Ennéagramme Six contrephobique</strong></big><big><strong><br />
 </strong></big></p>
<p>Généralement, les Six sont plus ou moins phobiques ou contrephobiques. Ici, néanmoins, nous avons affaire à un cas « contrephobique assez pur ». Sa motivation inconsciente consiste à foncer vers le danger, à mépriser la sécurité, à considérer chaque risque comme un défi, à dire ses quatre vérités à l’autorité avec laquelle il est souvent en position de rébellion. Ce comportement cache un doute intérieur, un manque de confiance en soi, caractéristiques de l’ensemble des profils Six. Quelques extrait du personnage d’Erin Brockovich : « ça m’angoisse quand on est gentil avec moi. » ; « Confiance, vous voulez ma confiance ??? » ; « Tu ne te sens pas en danger ? (après des appels téléphoniques la menaçant, elle et ses enfants). La réponse est plus un grommellement qu’autre chose mais l’esprit est là : « Même pas peur ! »<br />
 À son patron avocat : « Les gens voient les avocats comme des enfoirés de première et ils ont raison ! ». D’autres indices soulignent la piste Six : Erin veut comprendre, tout comprendre et comprendre clairement : « Comment fonctionne l’usine centrale…, pourquoi les bassins sont recouverts.. ça veut dire quoi ? ». « Attendez une petite minute, je veux être sûre de bien comprendre … ». On a affaire ici à un profil sensible, genre « écorché vif », rebelle qui profère des réflexions iconoclastes, a un mental d’une vélocité redoutable, un sens de la répartie aïgu, les nerfs à fleur de peau, des explosions de violence subite, est doué pour clarifier les situations complexes et a une susceptibilité particulière sur la trahison. D’où le souci d’entretenir des relations claires. Par ailleurs, quand je pense au Six, me vient à l’esprit une coloration « détective à la recherche d’indices » et là, le personnage d’Erin tourne clairement autour de cette attitude.</p>
<p><big><strong>Le sous type ennéagramme en tête-à-tête</strong></big><big><strong><br />
 </strong></big></p>
<p>Si vous ne deviez regarder qu’un film pour comprendre ce sous-type, celui là serait un bon choix ! Le regard est un modèle du genre : perçant, enjôleur, extrêmement centré sur l’objectif. La focalisation de l’attention sur la tâche ou sur l’interlocuteur est exclusive. Au début de son enquête, Erin, pendant trois jours et trois nuits oublie de manger, de boire, de dormir, oublie son amant et ses enfants, oublie de prévenir son patron de son absence et de ce qu’elle fait. Elle est « passionnée » par cette enquête, elle est en tête-à-tête exclusif avec elle. Plus tard, son bien-aimé doit lui rappeler qu’ils ont dîné ensemble la veille mais « qu’elle a bouquiné tout le temps. » En clair, elle était tellement absorbée par son travail qu’elle ne souvenait pas de la présence de son chéri ! Les scènes de séduction sont mémorables, notamment celle avec Scott, l’employé du Département Régional des Eaux, auprès duquel elle déploie la totale : regard, sourire et rapprochement stratégique de son décolleté au plus près de l’interlocuteur… Le désir d’exclusivité se retrouve aussi quand son patron décide qu’il n’est pas de taille à poursuivre seul l’enquête et qu’il doit s‘associer à un autre cabinet. Elle est furieuse : c’est « son » enquête !</p>
<p><big><strong>L’alliance du profil Ennéagramme Six avec le sous-type en tête-à-tête</strong></big><big><strong><br />
 </strong></big></p>
<p>Le mot clé ici est « Force-Beauté ». La force, c’est le courage d’affronter le danger, d’affronter ses peurs. Une force intérieure qui soulève des montagnes, une transformation de sa peur en force. On a quand même ici affaire à une petite employée de rien du tout qui décide de mettre une multinationale à genoux. C’est  une force avant tout mentale, mais qui débouche sur des attitudes courageuses. Aucun problème pour aller à l’affrontement. Le souci, c’est que ce sous-type est sujet à des va-et-vient de fatigue qui vont coïncider avec sa confiance. La fatigue baisse, la confiance s’en va, la force n’est plus là. La force se retrouve également dans la capacité de convaincre. Ce profil a la capacité d’expliquer clairement des choses compliquées, ce qui se retrouve plusieurs fois dans ce film quand Erin dresse à son patron un tableau de la situation. Capacité évidemment en lien  avec le souci de poser beaucoup de questions avant, pour comprendre. Quand, à la fin du film, Erin découvre enfin l’ancien employé de l’usine qui va lui fournir la preuve de la culpabilité de la multinationale, elle st si excitée qu’elle appelle son patron. Lequel, la connaissant bien lui répond : «Bon, je vous sens dans une grande excitation, alors, ne le bombardez pas de questions… ». Cette force a également la particularité de ne pouvoir se déployer que dans les relations en tête-à-tête. Dans l’une des dernières scènes, on voit Erin donner un coup de téléphone à l’assistante d’un client : « Je préférerais lui expliquer en tête-à-tête » dit-elle littéralement.</p>
<p>Le mot « Beauté » a peu de sens dans ce film où le contrephobique nous joue plutôt une beauté trash avec tenues agressives que la beauté plutôt douce, plus classique de ce profil.</p>
<p><big><strong>Ce qui m’a touché </strong></big><big><strong><br />
 </strong></big></p>
<ul>
<li>La  sensibilité du Six qui transparaît souvent.</li>
<li>Le côté « Jeanne d’Arc » d’Erin, capable de foncer droit devant se confronter à plus fort qu’elle.</li>
<li>La différence avec le profil Ennéagramme Huit qui, ici, est visible.</li>
<li>Le sous-type tête-à-tête, très marqué, sympathique, malgré certains excès.</li>
<li>Ce profil ennéagramme est assez complexe à expliquer et je trouve que ce film lui rend honneur de bien jolie façon.</li>
</ul>
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		<title>le profil Ennéagramme Trois en sous-type Survie</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 20:35:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[au travers du film Une Grande Année de Rydley Scott, 2007,
 avec Russell Crowe, Marion Cotillard et Didier Bourdon.
Critique de A Nous Paris : « Un pur régal pour les papilles », « Cette comédie dans les vignobles provençaux se déguste comme un bon vin. »
L’histoire
 Homme d’affaires dur pour qui seul la réussite professionnelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-439" title="Film - Une Grande Année" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/film_une-grande-annee.png" alt="Film - Une Grande Année" width="120" height="160" />au travers du film <strong><big>Une Grande Année</big></strong> de Rydley Scott, 2007,<br />
 <em>avec Russell Crowe, Marion Cotillard et Didier Bourdon.</em></p>
<p>Critique de A Nous Paris : « Un pur régal pour les papilles », « Cette comédie dans les vignobles provençaux se déguste comme un bon vin. »</p>
<p><strong><big>L’histoire</big></strong><br />
 Homme d’affaires dur pour qui seul la réussite professionnelle et l’argent ont du sens, Max Skinner mène une vie de golden boy à Londres. A la mort de son oncle, son seul lien familial, Max hérite d’un domaine viticole qui produit un vin de piètre qualité.</p>
<p><strong><big>Thème du film</big></strong><br />
 Les grands thèmes de la survie sont bien présents ici : l’argent, le métier, le territoire, la table.</p>
<p><strong><big>Indices de la base Trois Survie dans sa compulsion</big></strong><br />
 Au début du film, dans son rôle de golden boy: « La victoire n’est pas tout, mais seule la victoire est belle. » Froid, arrogant, conquérant, Max est dans le piège « Duperie-Tromperie » : une parole donnée à un confrère n’est que relative, en fonction de son intérêt.</p>
<p>Obnubilé par son travail, Max n’a pas de temps pour rien : « Je ne sais pas ce que c’est qu’un week-end. » Les relations humaines. Les sentiments envers autrui sont nuls, même envers son oncle, sa seule famille. Le notaire lui demande de prendre en considération l’avenir du vigneron qui s’est occupé de la vigne depuis 23 ans : « Ce genre d’histoire se termine toujours par un chèque. »</p>
<p><strong><big>Motivation du Trois survie</big></strong><br />
 Le mot clé de ce profil, c’est la Sécurité financière et matérielle. Quel que soit le montant de ses revenus, il existe toujours une incertitude sur la possibilité d’un accident qui le ruinerait ou le rendrait impotent. Viscéralement inquiet à ce niveau, il va se surpasser dans son activisme pour s’éloigner le plus possible de cette éventualité. C’est la grande surprise de ce profil : sa motivation profonde est finalement une profonde inquiétude (comme tous les profils survie, d’ailleurs) et sa confiance en lui n’est que façade.<br />
 <big><br />
 </big><strong><big> Dans l’action, plus que dans l’image</big></strong><br />
 Je pense que tous les profils Trois sont concernés et par l’action (le côté gagnant) et par l’apparence (l’image qu’ils donnent). Néanmoins, je pense que le Trois survie, comme dans ce film, est beaucoup plus concerné par l’action que par l’image. Il est plus rassuré par ses performances que par le regard de l’autre. Le soi-disant côté caméléon du Trois ne s’applique donc pas ici. Pas de temps pour cela.</p>
<p><strong><big>L’évolution</big></strong><br />
 Contraint de passer quelques jours en Provence, loin de son travail de banquier, pour régler la succession de son oncle, Max va découvrir une nouvelle notion du temps. Le temps peut servir à autre chose qu’à gagner de l’argent : dans cette propriété où il a vécu enfant, des souvenirs de son oncle vont ressurgir, la carapace dure va s’amollir, de doux contacts humains vont s’établir. Parler de ses émotions va devenir possible : « Je suis connu pour être sans cœur, au point même d’en être insensible. La seule personne que j’ai vraiment aimé, c’était mon oncle, et je l’ai laissé tomber les dix dernières années de sa vie. »  C’est ce que de nombreux auteurs de l’ennéagramme appellent « l’Authenticité du Trois » : oser ralentir le rythme, lâcher son activisme pour laisser ses sentiments apparaître, s’épaissir. Se laisser toucher par les petites choses de la vie : la musique, le paysage, la relation à l’autre…<br />
 Le film insiste sur ce chemin de redécouverte de douces sensations authentiques. Max va finalement être amené à choisir entre sa vie d’avant ou une autre vie, où il pourrait être lui-même, vraiment, avec d’autres valeurs. Sous des apparences de comédie légère, le film est plus profond qu’il ne semble au premier abord. Souvent tendre, parfois drôle, Une Grande Année est un cas d’école pour ce profil.</p>
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		<item>
		<title>Le profil Ennéagramme Deux, sous-type tête-à-tête</title>
		<link>http://www.cee-enneagramme.eu/2009/08/le-profil-enneagramme-deux-sous-type-tete-a-tete/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 20:33:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[au travers du film Baby Doll, d’Elia Kazan, 1956,
 avec Caroll Baker, Eli Wallach, Karl Malden
L’histoire
État du Sud des États-Unis, dans les années trente. Un industriel ruiné vit avec sa très jeune femme dans les restes de sa vaste demeure. Si le mariage est effectif, il ne doit réellement « prendre corps » qu’à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-457" title="film_baby-doll" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/film_baby-doll.jpg" alt="film_baby-doll" width="143" height="221" />au travers du film <strong><big>Baby Doll, </big></strong>d’Elia Kazan, 1956,<br />
 <em>avec Caroll Baker, Eli Wallach, Karl Malden</em></p>
<p><big><strong>L’histoire</strong></big></p>
<p>État du Sud des États-Unis, dans les années trente. Un industriel ruiné vit avec sa très jeune femme dans les restes de sa vaste demeure. Si le mariage est effectif, il ne doit réellement « prendre corps » qu’à la date du vingtième anniversaire de la jeune femme, dans deux jours…</p>
<p><big><strong>Le cadre général du film</strong></big></p>
<p>Un peu d’énergie survie, dans cette pauvreté des années trente. Un peu de social aussi pour décrire l’état de la population noire ces années-là. La guerre de sécession date et, pourtant, la ségrégation est toujours bien présente. Mais le grand thème du film : ce sont les relations en tête-à-tête. La triangulation entre les trois acteurs principaux donne lieu à de mémorables scènes de « jalousie », de « compétition/haine », de « possession/reddition »… Bref, la quasi-totalité des mots-clé permettant d’appréhender ce sous-type est passée en revue.<br />
 Quant au profil Deux, on parle beaucoup dans les livres du côté attentionné, altruiste de ce profil. On parle beaucoup moins de son côté séducteur. Or, avant de pouvoir rendre service à qui que ce soit, encore faut-il que l’autre vous regarde ! Et le profil ennéagramme Deux est généralement un beau représentant de la gente séductrice. Claudio Naranjo en parle d’ailleurs très bien dans son livre  Ennea-type structures.</p>
<p><big><strong>L’alliance du profil Ennéagramme Deux et du sous-type tête-à-tête…</strong></big></p>
<p>…est si étroite que les deux éléments sont ici quasiment indissociables. «Baby Doll », cette femme-enfant de vingt ans possède à la fois la faculté du Deux à séduire pour créer un lien et la faculté du tête-à-tête à concentrer l’attention de l’autre sur elle. Ces deux aptitudes se démultiplient et engendrent de la « séduction extrême » appelée dans le jargon ennéagramme : « séduction/agression ». Ici, c’est comme un phénomène à plusieurs étapes. Si son premier niveau de séduction suffit : OK. Sinon, elle passe au niveau supérieur : elle va augmenter la proximité, le velours du regard, la sensualité des gestes, l’érotisme des propos jusqu’à obtenir l’intensité du lien désiré. Cette séduction provocatrice lui donne parfois un côté « allumeuse » qui doit gérer les effets de la sensualité débordante qu’elle génère. Obligée de battre le froid après avoir engendré trop de chaud, Baby Doll procède par va-et-vient : « Je ne pourrais pas manger une noix qu’un homme a cassé dans sa bouche… ». Plus loin : « Ne me touchez pas, je n’aime pas que l’on me touche.. »  alors que sa voix et son corps émettent des signes disant le contraire !<br />
 La problématique du profil ennéagramme Deux et celle du tête-à-tête s’amplifient également : Baby Doll est à la fois sûre de son pouvoir de séduction et dans le besoin permanent de se rassurer qu’il marche toujours : jeux de séduction, jeux de pouvoir, manque de confiance et amplification de la séduction. Regard de braise qui rend fou le mari. C’est comme une danse : deux pas en avant, un pas en arrière… Mais c’est moi qui mène le bal, en fonction de mes humeurs !<br />
 Souvent, dans les livres, on associe le travers du Deux au mot de « Manipulation ». Pourquoi pas ! Le Petit Larousse précise : diriger à sa guise une personne, l’amener à faire ce que l’on veut. Pour ceux qui s’intéressent aux mécanismes de défense des différents profils, nous proposons, au CEE, un exercice de David Daniels sur les neuf moyens que chaque profil ennéagramme met en œuvre pour prendre le pouvoir, la domination et le contrôle sur les autres. La conclusion de l’exercice est éloquente : chaque profil a ses propres stratagèmes de manipulation. Certains sont d’ailleurs, surprenants…. Mais revenons à Baby Doll. Manipule t-elle ? Oui, probablement. En fait, comme toutes les bases Deux, elle est dans une grande demande affective et, pour combler cette béance insondable, elle commence par user de son arme favorite : la séduction.</p>
<p><big><strong> Ce qui m’a touché<br />
 </strong></big></p>
<ul>
<li> L’étendue de la gamme des regards, tonalités de voix, gestes dont la représentante de ce profil dispose en termes de séduction. Vaste programme !</li>
<li>L’évolution de cette femme entre le début et la fin du film. Comme le dit Vaccaro, le syndicaliste italien : « Tu as changé. » On est, en effet, passé de la lolita sans grande envergure à la jeune femme désirable et décidée.</li>
<li>Les différents tête-à-tête entre les trois protagonistes.</li>
<li>La prestation épatante des acteurs qui valut au film quatre nominations aux Oscars en 1956.</li>
</ul>
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		<title>Le profil Ennéagramme Un, sous-type survie</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 20:30:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric SALMON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Ben Hur, 1959
 de William Wyler, avec Charlton Heston
Jérusalem, an 26 de notre ère. Le prince Judas Ben-Hur retrouve Messala, son ami d’enfance, nommé à la tête de la garnison romaine. Un jour qu’il regarde passer une patrouille romaine sur le chemin en contrebas, une tuile se détache du muret de son jardin et tombe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><big><img class="alignleft size-medium wp-image-556" title="film_benhur" src="http://www.cee-enneagramme.eu/wp-content/uploads/film_benhur-187x300.jpg" alt="film_benhur" width="121" height="195" />Ben Hur</big></strong><big>,</big> 1959<br />
 <em>de William Wyler, avec Charlton Heston</em></p>
<p>Jérusalem, an 26 de notre ère. Le prince Judas Ben-Hur retrouve Messala, son ami d’enfance, nommé à la tête de la garnison romaine. Un jour qu’il regarde passer une patrouille romaine sur le chemin en contrebas, une tuile se détache du muret de son jardin et tombe sur la tête d’un officier romain. Cet accident amène une entrevue délicate entre Ben-Hur (Charlton Heston) et Messala. Ben-Hur ne va rien vouloir entendre des propositions politiques de son ex-ami, va camper ferme sur sa position de la vérité et Messala va finalement décider d’interpréter l’incident comme un attentat. Confiscation des biens, scellés sur la maison et envoi aux galères de Ben-Hur. Qui va serrer les dents pendant tout le film, convaincu qu’une attitude exemplaire est la seule issue pour faire triompher son bon droit. Serrer les dents sachant qu’au moindre laisser-aller,&#8230;</p>
<p>La suite dans le livre <em>La Clé de l&#8217;Ennéagramme : les sous-types</em>, Interéditions</p>
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